Les îles, la carte postale…

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Comme toujours dans les îles, on sait à quoi s’attendre : des hébergements (beaucoup) plus chers, avec des prestations (beaucoup) moins bien que sur le continent…

C’est le prix à payer pour avoir droit à ce que la Thaïlande peut offrir de mieux, de sympathiques bungalows donnant sur des plages paradisiaques aux eaux turquoise et aux fonds poissonneux.

Nous sommes donc sur Koh Tao, la plus petite (21 km2) et la plus (supposément) préservée des trois îles en chapelet comprenant Koh Samui et Koh Phan Ngan.

Bon dès l’arrivée au port, on se rend compte que ce n’est pas si différent de ce qu’on a pu voir ailleurs, et l’île est suffisamment grande pour accueillir quantité de touristes, avec son lot d’hôtels, guesthouses, restos et boutiques en tout genre ; on n’est pas dans un plan à la Robinson Crusoé.

Notre premier hôtel est situé à la pointe sud de l’île, un peu au calme et à l’écart, près de Freedom Beach et Shark Beach, où on trouve de bons spots de snorkelling.

Les premières sorties sont concluantes : si les coraux sont très abîmés, on a quand même de nombreux poissons tropicaux à se mettre sous la vue, et le spectacle vaut le détour..

Petites sorties en kayak, exploration des plages alentour, farniente et… un peu de devoirs pour les enfants aux heures les plus chaudes (quand même ! 😉

C’est parti pour 3 jours à profiter de la vue et du soleil, avant d’aller visiter Tanote Bay à l’ouest…

 

 

Ou les îles… la mousson ?

Du soleil, du soleil, du… Ah ben non, de la pluie !

Et pas de la petite pluie, mais des sceaux d’eau qui tombent du ciel.

C’est aussi ça, les îles…mauvaise surprise, une belle dépression passe sur nous et une bonne part de la Thaïlande.

Pas de soleil, et suffisamment de vent pour créer de belles petites vagues sur l’eau, ça signifie une visibilité toute pourrie pour le snorkelling.

Adieu veaux, vaches, cochons… et poissons multicolores.

En tout cas, on va éviter les coups de soleil.

On s’adapte, on se repose, on fait des activités annexes, mais c’est quand même un peu décevant.

On n’aura pas retrouvé une mer d’huile avant notre départ de l’île.

Après 2 jours, on part sur Tanote Bay, une petite crique assez à l’écart et au calme.

On arrive à faire un peu de snorkelling malgré la mer agitée, on profite autant qu’on peut, et on fait de petits dîners au restaurant dans une maison tradi Thaï construite au bord de l’eau, avec de gros geckos roupillant au plafond. Piscine de l’hôtel, plage, bungalows dans les arbres, on termine nos vacances au calme et bien reposés.

 

Le trajet retour vers Bangkok se passe bien : avec le catamaran rapide où Jonas et Zélie n’étaient pas au meilleur de leur forme, Jonas finissant par se décharger de son petit déjeuner… puis le train de nuit de Surat Thani à Bangkok, très sympa avec nos petites couchettes bien confortables.

Un dernier jour de shopping à Bangkok, où on a pu voir le quartier central commercial autour de Siam et Pratunam, hyper moderne, correspondant à plusieurs fois le forum des Halles, du commerce, du commerce, du commerce… La ville n’en finit pas de se développer, de se moderniser, de croître, c’est impressionnant.

Ne reste plus qu’à prendre l’avion retour pour retrouver notre vie parisienne (enfin banlieusarde…), et l’école pour les enfants. Oups, je crois qu’on a raté le premier jour d’école. Vite, vite, il faut s’y remettre !

On peut dire qu’on l’a échappé belle, en tout cas : on a pu faire notre voyage sans encombre, malgré les signes précurseurs inquiétants quant à la maladie bizarre venant de Chine, le « coronavirus ».

Encore trois semaines, et ça va être le confinement mondial total.

A quand un prochain voyage loin de France ?

 

Fini le nord, cap au sud…

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On est donc redescendus ensuite plein sud, en passant par la ville moins touristique de Kamphaeng Phet… avec de très beaux groupes de Bouddhas à nouveau.

 

Puis encore plus au sud, on a fait un court passage à Lopburi et son « Monkey temple » envahi de dizaines de singes batailleurs, même parfois un peu agressifs à notre égard. Si Mahaut en avait fait les frais il y a 7 ans en se faisant arracher un porte-clé en forme de framboise sur son sac à dos… c’est Zélie cette fois-ci qui n’était vraiment pas rassurée devant les hordes de singes excités. Bon, les quatre autres membres de la famille n’en menaient pas large non plus quand un gros macaque s’est approché d’un peu trop près, le dos rond, toutes dents sorties… sans doute un problème de territoire, ou alors parce qu’on était en train de jouer avec un petit (le sien ?) qui s’agrippait à notre tige de bambou protectrice anti-singe- agressif. La tige a été alors bien utile pour le maintenir à distance.

Enfin, on est arrivés à Ayuttaya, à 70 km de Bangkok, pour revoir ses beaux temples, sa tête de Bouddha prise dans les racines d’un gros arbre, et remonter sur les marches d’un des gros temples faire nos photos raccords de 2013… sauf que ce n’est plus autorisé à présent, le tourisme de masse est passé par là, les monuments se détériorent, et les problèmes climatiques n’arrangent rien ici.

Un dernier petit trajet en voiture pour se rapprocher de l’aéroport où nous devions rendre notre voiture pour prendre notre avion vers Surat Thani le lendemain matin, un après-midi dans les centres commerciaux du quartier très commerçant de Chatuchak, une petite nuit et un vol d’une heure… on est maintenant bien au sud du pays.

On n’a plus qu’à prendre notre ferry, direction Kho Tao !

 

 

Sukhotaï

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La vieille ville est un nid à touristes, même s’il n’y a pas l’ombre d’un Chinois à l’horizon. Si le coronavirus fait des siennes en Thaïlande, c’est surtout (pour l’instant) au niveau économique, un quart des touristes visitant le pays venant de Chine !

Notre hôtel nous attendait donc avec sa piscine bienvenue : il faut dire qu’il fait chaud, très chaud depuis qu’on est arrivés. On se lève très tôt pour profiter de la fraicheur des premières heures diurnes de la journée une fois le soleil levé, mais dès 10h du matin, c’est l’étouffoir dans le nord de la Thaïlande. On évite de sortir aux heures les plus chaudes, alors c’est piscine et devoirs… avant de ressortir en fin d’après-midi.

Le tourisme a évolué depuis 2013, on trouve plus d’hôtels qu’avant, ça monte en gamme, et les prix aussi. Les belles chambres climatisées, les piscines, ou les petits déjeuners de qualité ont un coût… On continue de très bien manger aux buffets de petit déjeuner des hôtels où de bons petits plats thaïs nous attendent à côté de la nourriture plus occidentale ou des fruits à gogo. On fait de vrais repas au moment des petits déjeuners… vu qu’on les décale quand c’est possible après les premières visites du matin.

A Sukhotaï, la visite des temples a cette particularité qu’on peut tout faire à vélo, il s’en loue un peu partout, et on a des gros loueurs devant l’entrée du site principal, où on a pu trouver des vélos de toutes les tailles, bien pratique avec nos trois zozos : Zélie s’est particulièrement distinguée pour suivre le rythme de 6h30 du matin jusqu’à 9h30, pour reprendre en fin d’après-midi, entre 16h et 18h30.

On a revu les très beaux Bouddhas qui nous avaient tant plu il y a 7 ans, le site principal est superbe, ce patrimoine est à présent bien protégé, on a même eu droit à un petit concert de musique traditionnelle par deux artistes venus là enregistrer leur clip promotionnel avec des drones… ou quand la modernité rencontre le lointain passé.

On peut s’échapper aussi dans les campagnes avoisinantes où les temples se succèdent au milieu des champs, c’est assez bucolique.

On s’est quand même pris une mini tornade à côté d’un temple, qui s’est déclenchée sur quelques mètres en nous recouvrant de poussière en de feuilles séchées en l’espace de quelques secondes, avant de s’évanouir. Rien à quelques mètres de là, et seulement sur nous pendant ces quelques secondes qui ont paru bien longues, on était un peu secoués par l’évènement. Nous avions dû déplaire à quelque divinité bouddhique du coin…

Cap au nord !

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C’est parti pour 350 km, en direction de Phitsanulok, grande ville sans réel intérêt d’où on s’est dirigé plein est sur une trentaine de kilomètres en quittant la plaine centrale du pays pour rejoindre une région de collines : on a réservé dans un hébergement qui s’est avéré être assez magique pour sa situation particulière, au bord d’une rivière et au milieu d’une végétation tropicale luxuriante.

Pas vraiment un hôtel à touristes occidentaux, on suppose que ce sont les Thaïs qui viennent ici en week-end pour se rafraichir un peu… Il était en tout cas complètement vide ce soir-là.

Notre bungalow, situé à quelques mètres de la rivière qui coule en contrebas, entouré par des arbres magnifiques, nous a offert une longue nuit bien reposante.

Non loin de là se trouve la cascade Kaeng Song, dont les berges sont envahies de paillottes de fortune où les locaux viennent en famille profiter de la fraîcheur de la rivière. Arrivés là en fin de journée, nous avons mangé au bord de l’eau à la nuit tombée (18h30) de bons plats locaux, riz, poulet, légumes, petites sauces thaï un peu épicées pour nos palais occidentaux…le bonheur, quoi !

Prêts à repartir – un peu à regret – le lendemain vers la belle Sukhotaï.

Thaïlande 3.0

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Après deux précédents séjours dans le « pays du sourire », nous revoici en Thaïlande pour deux petites semaines.

Arrivés à Bangkok, nous avons passé une petite journée pour nous acclimater au décalage horaire ; nous avons fait quelques classiques : balade dans le quartier du marché aux fleurs, dans le quartier chinois avec ses stands de street food, dans le quartier routard avec ses boutiques et ses centres de massages, visites de temples boudhistes… sans manquer la balade en bateau sur le Chao Praya, le gros fleuve qui traverse Bangkok.

Avec pour la suite un programme assez classique fait de temples anciens et de Bouddhas au nord pour la première semaine, et d’une île au sud pour la deuxième… mais avec Hervé au volant pour commencer !

La location de voiture permet d’aller dans des endroits plus reculés et de faire un peu ce qu’on veut… avec des tarifs fort alléchants ici. Seul détail, on roule à gauche, comme en Angleterre ! Avec le volant à droite, il faut un peu de temps pour s’habituer…

On s’est donc dépêchés de sortir de la tentaculaire et engorgée Bangkok, en récupérant notre gros SUV 4/4 Isuzu, pour prendre la route plein nord, vers la magique Sukhotaï.

Derniers jours à Delhi…

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On s’est pris un gros hôtel 4* pour finir, avec petit déjeuners gargantuesques… énorrrmes, buffets à volonté proposant tous les types de cuisine. Ce n’est pas les 4* comme en France, mais les enfants étaient quand même en trance devant le côté luxueux de l’établissement ; c’est une chose dont on n’a pas l’habitude dans nos voyages, puisque nous préférons en général les guesthouses familiales, les petits hôtels économiques… même si un peu de « luxe » de temps en temps ne nuit pas à la santé. Bon, la belle piscine avait juste l’inconvénient de ne pas être chauffée, ce qui était un peu limite en février à Delhi…

On a fait nos dernières balades dans la capitale, donc, avec les boutiques, les restos et la foule mêlée de touristes et d’indiens de Connaught Place.

On a aussi visité le Qutub Minar, « tour de la victoire », comprendre des musulmans sur les hindous. C’est un des hauts lieux touristiques de Delhi avec son minaret monumental. La visite des ruines de la mosquée est agréable, on est dans la verdure, à l’écart du centre-ville ultra-urbanisé…

 

On a enfin visité le vieux quartier musulman de Nizammudin, où la pauvreté est bien visible avec beaucoup de mendiants, parfois estropiés…

On a fait un dernier dîner d’excellentes grillades dans un stand de rue, les mêmes « chich kebab » dont Hervé se souvenait, depuis son premier voyage en Inde en… 2003.

C’était notre manière à nous de clôturer le voyage dans cette Inde étonnante où tout bouge et change en permanence… tout en conservant l’essentiel qui, lui, semble immuable.

3 enfants sur les ghats

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Pour quitter Khajurao et rejoindre Bénarès, pas de trains disponibles, on a tout essayé, et on a dû se rabattre sur la seule solution : se payer un taxi pour faire la route, 10 heures de voyage prévues pour faire les 400 km entre les deux villes… On a décidé de partir à 4h du matin afin de finir la nuit dans le taxi et de gagner du temps en évitant les heures de pointe. On a réussi à le faire en 8 heures et demie, un exploit compte tenu de l’état des routes, pour la plupart défoncées, en travaux, ou fortement congestionnées à la fin. Un vrai bonheur.

 

Bénarès, enfin ! Le cœur battant de l’Inde hindouiste, dont les feux des crémations ne se sont jamais arrêtés depuis des temps immémoriaux. Sur les Ghats qui leur sont dédiés, en bas de ces volées de marches qui relient le vieux quartier du Chowk au fleuve, c’est le ballet incessant des familles qui y descendent leurs défunts afin d’accomplir les derniers rituels et d’accomplir le rêve de tout hindou : être incinéré à Bénarès, rendu au fleuve sacré, et briser ainsi le cycle des réincarnations.

 

On a sillonné encore et encore la zone, alternant entre balades le long des Ghats et dans les ruelles labyrinthiques du Chowk. Comme nous sommes arrivés deux jours avant l’importante fête de Shivaratri (dédiée à Shiva…), on a eu droit à la foule des grands jours, avec des files de pèlerins attendant des heures pour pouvoir accéder au temple couvert d’or, le Vishwanath temple, haut lieu de l’hindouisme… mais, chose plus rare, on a aussi eu droit à une foule de Sadhus, ces ascètes hindous vivant à moitié nus – voire complètement nus – qui s’étaient installés dans des tentes de fortune le long des Ghats.

De retour le soir dans notre guesthouse, on a constaté avec effroi qu’une sono monstrueuse avait été installée au bout de la rue, les murs de nos chambres vibraient littéralement des basses tonitruantes qui ont duré jusqu’à minuit et l’arrivée bienfaitrice de la pluie qui a mis fin au calvaire sonore, avec une bonne coupure de courant en plus.

Tous les soirs, la cérémonie de la Puja se déroule sur plusieurs Ghats, célébration et adoration du Gange dont la plus « recherchée » se déroule sur Dashashwamedh Ghat, avec des foules de pèlerins sur le Ghat et dans des bateaux venant assister à la cérémonie depuis le Gange. The place to be !

On a même eu droit un soir à un spectacle de danses traditionnelles indiennes sur Assi Ghat, dont on a pu voir la fin, arrivés par hasard et pas du tout au courant de l’évènement… les infos ont parfois du mal à passer.

Les vaches sont partout dans la ville, et particulièrement dans le Chowk, dont les petites rues étroites sont piégées de nombreuses bouses fraiches qui ne laissent aucune chance aux touristes inattentifs. Mais bien plus désagréables que les bouses, ce sont les motos qui ne nous laissent pas de répit, car il faut s’écarter sans cesse pour laisser passer leurs insupportables conducteurs munis de leurs insupportables klaxons qui nous portent littéralement sur les nerfs.

 

 

On a pu constater une très nette augmentation de ceux-ci depuis nos derniers voyages, les récentes facilités d’obtention de crédits en Inde permettant à tout un chacun de s’équiper en deux-roues motorisés comme en téléphonie mobile. Tant mieux pour l’économie (chinoise) et pour les consultations d’ORL (indiens). C’est d’autant plus inquiétant pour les jeunes enfants que l’on voit subir dans la rue et dans une vraie indifférence ces agressions sonores permanentes.

 

Heureusement, un petit cours de yoga et un bon massage ayurvédique nous auront permis de nous relaxer et de retrouver ce qui fait le charme de l’Inde, en lien avec la grande spiritualité qui lui est si particulière. Zélie est particulièrement attirée par tout ce qui est méditation et Yoga, elle peut être très zen (quand elle veut). Le patron du « homestay » (hôtel chez l’habitant) de Khajurao lui avait d’ailleurs donné un livre de yoga pour les enfants qui trainait chez lui, avec toutes les photos des positions… ça va pouvoir servir de retour en France.

 

 

 

 

On a fait la tournée des bons restaurants où nous avons pu déguster tous les types de nourritures indiennes, du nord, du sud, et un peu de « continental » (=européen) ou de japonais (pour les touristes qui ressentent le besoin de changer un peu de régime)… et de bons lassis !

 

Nous avons fait du shopping sympa dans les boutiques à touristes du Chowk, mais en allant plus loin dans la ville, on a pu trouver des petits supermarchés indiens, avec des fringues pour toute la famille… et même une franchise des salons de coiffure Tony and Guy où Jordane et les enfants ont eu droit à des coupes de cheveux premium, histoire de pouvoir revenir sur Delhi avec des super looks !

 

 

3 enfants à la campagne

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Après les cités indiennes surpeuplées grouillantes de circulation, direction la campagne et la toute petite Khajurao, une bourgade perdue au milieu de nulle part, mais qui bénéficie de la présence d’une série de beaux temples réputés pour leur statuaire érotique. Bon, il y a en assez peu à voir sur la totalité, mais la visite des temples perdus au milieu de la campagne nous aura permis de passer deux jours assez reposants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les balades sont vraiment très agréables et le beau temps continue de nous accompagner depuis notre arrivée en Inde. Nous étions inquiets de la possibilité d’avoir vraiment trop chaud, comme lors de précédents voyages à peu près à la même période de l’année, mais jusque-là, tout va bien. C’est juste idéal !

Si nous avons déjà évoqué le peu de changements visibles – à part les coupes de cheveux et l’omniprésence des téléphones portables – au fur et à mesure de notre voyage, on a remarqué pourtant un changement notable : la diminution de la consommation de chique de bétel, la préparation à base de feuilles de bétel, d’épices divers et… de chaux ! Consommée à hautes doses par les Indiens, elle leur rongeait littéralement les gencives et les dents, et comme ils en crachaient le jus rouge en par terre dans les rues, la marche à pied était rendue parfois hasardeuse.

De la même manière, la mendicité des enfants est devenue quasiment insolite. L’extrême misère reste toujours assez visible dans les rues, mais les sollicitations sont moins fortes.

Hervé en 2005

Hervé 14 ans plus tard…

3 enfants à Gwalior

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Notre train Agra-Gwalior est parti sans nous ! Nous avions acheté un billet, mais celui qu’on nous avait délivré n’était pas à l’horaire que nous avions demandé…

Et comme nous n’avons pas fait assez attention, nous sommes arrivés 20 minutes après le départ du train correspondant à notre billet…

En Inde, il faut tout vérifier encore et encore, afin d’éviter les déconvenues.

Heureusement, il y a plusieurs trains sur cet itinéraire, donc nous n’avons pas perdu de temps. Mais cela nous incitera à bien faire attention pour les autres trajets…

Nous voici donc à Gwalior, ville renommée pour sa citadelle Rajhpoute, qui est tout simplement bluffante ! Imposante, construite sur un monumental éperon rocheux de 2,5 km de long, ce bastion imprenable n’a pas empêché pour autant les Moghols musulmans de défaire les armées des rois indous locaux au 13è siècle…

La visite du site commence par de beaux bouddhas taillés à même la roche dans la montée, assez impressionnants… Une fois sur le plateau rocheux, la vue est superbe sur la ville, le fort se visite de façon assez ludique il y a des passages secrets, des escaliers dans tous les sens. Ça a beaucoup plu aux enfants.

 

Sur le reste du site, on trouve de beaux temples hindous ; peu de touristes occidentaux, plutôt des indiens qui viennent passer un moment entre copains ou en famille. Les jeunes indiens soignent leur look, ça accroche le regard. Par moment, on se croirait dans une pub de gel pour les cheveux…

La visite du site est vraiment plaisante car au calme, avec presque pas de voitures ou de motos. C’est du luxe en Inde !

En redescendant, la visite de la « ville basse » change du tout au tout.

 

On y visite le tombeau de Tansen, petit havre de paix sauf pour Mahaut qui s’est fait suivre par deux garçons énamourés.

La rançon de la beauté occidentale. On a du prendre un tuk-tuk pour s’échapper, et retourner vers notre l’hôtel, mais après un bon repas quand même. Nos estomacs commencent à s’habituer à la nourriture indienne, que l’on demande toujours sans piments, ce qui donne souvent quelque chose d’un peu trop fort pour nous… mais on s’habitue.

 

 

3 enfants à Agra

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Notre hôtel était tout confort avec sa petite piscine (froide, brrr !) sur le toit et vue sur le Taj Mahal entre deux antennes relais. Une qualité toute indienne, la douche avec de l’eau chaude vaguement tiède, et le petit déjeuner au service approximatif… mais nos deux chambres étaient très bien, avec de bons lits, fort bienvenus après notre long trajet depuis Paris. Donc de quoi on se plaint ?

 

On a pris un taxi pour la journée, afin de faire les trois sites emblématiques de l’ancienne capitale du temps des empereurs Moghols, à son apogée au 17è siècle.

 

La visite du Taj Mahal est à la hauteur de nos attentes, le splendide monument semble comme sorti d’un rêve oriental. Sa blancheur, ses proportions, un beau soleil, de quoi faire d’inoubliables photos…

 

Le « Baby Taj » est le petit mausolée précurseur du grand, plus à l’écart et au calme, avant de visiter le « Red fort » tout de grès rouge, ancienne résidence des empereurs, avec ses nombreux palais.

Une journée bien remplie avec les enfants qui prennent leurs marques question nourriture : l’absence d’épices pour les Indiens correspondant à assez épicé pour nous, nos palais occidentaux doivent donc s’habituer.

Un festival annuel d’Agra se déroulant juste à côté de notre hôtel, nous avons pu nous plonger dans des ambiances sans touristes, et les enfants ont testé la fête foraine indienne, aux normes de sécurité un peu éloignées de nos standards européens. Bref, on est dans le bain.

 

3 enfants visitent l’Inde 2.0

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Bon, il y a encore un peu de chemin à faire pour que ça ressemble à la Chine !

Si cette dernière s’est complètement transformée ces vingt dernières années,

le deuxième géant asiatique reste quant à lui un pays en travaux permanents, à la circulation anarchique, bruyant, pollué, sale…

8 ans après notre dernier passage, on ne voit donc pas trop de différences, alors qu’on pensait que les changements seraient plus visibles.

Avec une forte croissance économique, le pays est toujours aussi vivant, actif, en mouvement… et surpeuplé.

Bon, on est dans le nord, la partie la plus densément peuplée. L’arrivée à Delhi tôt le matin nous a évité la grande foule, nous avons juste eu droit à la petite foule. L’énorme gare centrale de Delhi était déjà bien fréquentée à 6 heures, et nous avons trouvé un havre de paix provisoire en allant squatter 3 heures à l’« International Tourist Bureau », où on a acheté nos billets de train pour notre parcours jusqu’à Bénarès. Les enfants avaient besoin d’un peu de temps d’adaptation à cette nouvelle réalité…

Un trajet de nuit Khajurao-Bénarès étant quand même déjà complet, nous allons devoir trouver des places « dernière minute » le jour même, ou prendre une solution de remplacement, bus ou voiture privée, pour ce trajet. Malgré nos tentatives, pas moyen de réserver nos billets depuis la France malgré ce que prétend le site de la Sncf indienne… Bref, on doit s’adapter, c’est comme ça, en Inde.

Un rapide trajet de 3 heures en train jusqu’à Agra, et nous voilà à pied d’œuvre pour visiter l’incontournable Taj Mahal.

Les enfants ont pu voir à quel point les trains indiens diffèrent des trains français, avec leur cohorte de vendeurs ambulants, leur vitesse et… leur propreté. Décidément, il y a des choses qui ne changeront jamais.

Inde 2019, on remet ça !

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Un voyage de plus dans le pays qui ne laisse pas indifférent. Richesse et extrême pauvreté se côtoient sans façon et sans gêne. Il faut avoir le cœur bien accroché, et l’estomac parfois. Un itinéraire qui va nous emmener de Delhi à Bénarès, en passant par Agra, Gwalior et Khajuraho.

15 jours pour visiter des sites qu’on a déjà fait, c’est rapide pour un voyage en Inde, mais les enfants grandissant, les obligations scolaires ne nous permettent plus de déborder sur les périodes scolaires comme auparavant.

 

Les enfants ont beaucoup entendu parler des voyages en Inde, mais n’en ont pas de souvenirs, trop jeunes ou pas encore là pour s’en rappeler.

Le nord de l’île

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Une fois les gorges de Taroko parcourues, nous avons longé la côte est pour remonter en direction du nord de l’île. Au programme : mer déchainée, rivages escarpés, bourrasques de vent et averses. On se serait cru en Bretagne, mais avec un littoral qui recèle des sculptures vraiment étranges…

La côte nord est très sympa à sillonner en voiture et offre de jolis panoramas ainsi que des petites ballades à faire (toujours très bien aménagées). Le site le plus connu du pays se trouve à Yehliu. Sans surprise, il y a beaucoup de monde pour observer les figures formées par l’érosion. Mais même avec la foule, on reste bluffé en admirant le spectacle. Le site est assez grand et la balade se prolonge sur une jolie falaise où on finit (enfin) par se retrouver seuls, la grimpette ayant raison des plus téméraires…

 

Nous sommes ensuite passés dans le village de Jiufen, site très touristique au milieu des montagnes, qui a inspiré Myiazaki pour son dessin animé « le voyage de Chihiro ».

Nous l’avons visité sous la pluie, mais par chance les allées sont si étroites que l’on ne se mouille pas vraiment en se baladant dedans. Par contre la cohue des ponchos multicolores dans ces dédales de rues gâche un peu le charme de l’ancien. Le village est en réalité un centre commercial à ciel ouvert : une suite ininterrompue de boutiques proposant toutes les spécialités culinaires de l’île, ainsi que des souvenirs en tous genres…

 

On a passé une nuit à Jinshan, petite ville pas touristique mais au bord de l’eau, avec une très jolie balade sur la falaise et un étonnant panorama sur un énorme bloc de pierre « tombé » dans la mer.
Côté terre, on peut dire que l’on n’a pas à se plaindre non plus. Avant de rejoindre la capitale – et notre avion par la même occasion – nous avons passé une journée dans le parc national de Yangmingshan.

Le challenge de la matinée a été de trouver des sources d’eau chaude, les « hot springs » mentionnées sur notre guide du petit futé. Arrivés dans la zone indiquée, pas vraiment d’indications… C’est grâce aux locaux (et Google map) que l’on a finalement réussi à trouver le chemin des sources. Si l’entrée du site est apparemment interdite, les locaux ont fait en sorte d’en faciliter l’accès… Il faut bien compter un quart d’heure de petite balade, pour le coup pas aménagée du tout. Les bords de la rivière sont accidentés, et ce sont les habitués qui se bidouillent des passages à gué avec ficelles et planches de fortune. Un petit côté aventure qui aura beaucoup plu aux enfants. Le site en lui-même est un petit havre de paix, c’est très familial, chacun a son petit espace et choisit la marmite avec la température de l’eau de son choix (plus on monte près de « l’arrivée d’eau » et plus c’est chaud…) tout le monde est là, de la mamie venue avec sa bouilloire pour faire chauffer son eau pour le thé, en passant par les enfants qui jouent avec des pistolets à eau, et jusqu’à la mère de famille qui se fait un masque de beauté avec le sable fin trouvé au fond des marmites. Toute la famille a adoré. Jordane avait des résistances à se tremper plus que les pieds, de peur de puer l’œuf-soufré toute la journée (ainsi que pendant tout le trajet d’avion Taiwan-Paris, car pas de douche prévue avant l’aéroport). Elle s’est finalement laissée convaincre, devant la présence des taïwanais enthousiastes…


Le reste du parc est très vert, un vrai poumon d’oxygène juste à côté de la capitale. Par endroits, on peut y voir de grandes colonnes de fumée s’échapper de la montagne. Si le volcan situé sous le parc est au repos, les fumeroles qui s’échappent en permanence sont très impressionnantes, les enfants ont pu aussi voir par endroit des flaques d’eau littéralement en train de bouillonner, l’intense chaleur du sous-sol remontant jusqu’à la surface. Ça fait vraiment son effet !

Après avoir passé une magnifique journée en pleine nature, nous finissons notre road trip à Taipei sous un grand soleil. Nous pouvons voir pour la première fois la tour 101, emblématique de Taïwan, qui s’est enfin découverte. Il ne nous reste qu’à rendre notre Toyota de location, se faire faire un dernier massage, et acheter les derniers souvenirs. L’aventure touche à sa fin.

Les gorges de Taroko

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On a donc repris la route depuis les 750 mètres d’altitude du Sun Moon Lake pour monter à plus de 3000. Les routes sont ici bien entretenues et bien conçues, et si on voit souvent depuis qu’on est en montagne des zones en travaux de consolidation des parois, on se sent en sécurité et les montées sont suffisamment progressives pour ne pas faire peiner notre petit moteur. On en a même vu qui montaient en Maserati…

A mi-chemin, on a traversé un kitchissime village d’altitude aux maisons de style anglo-normand/autrichien/moyen-ageux, une vision étonnante et décalée en pleine ascension.

On est passé d’une végétation très dense de forêt tropicale à des paysages d’herbes rases et drues, pour pouvoir tenir le coup à de telles altitudes. Et pas de neige ici, vu nos latitudes… Il faisait beau, on se serait cru en juin dans les Alpes.

On a enfin atteint les sommets du mont Hehuanshan, qui culmine à 3422 m. On a fait une petite balade pour atteindre un mini-sommet à 3250, avec une vue à 360° sur les autres sommets de la région.

Puis on a commencé notre redescente rapide vers les 800 m, pour aller retrouver le départ de la balade des gorges de Taroko. On a quand même été bloqués deux fois par des travaux en cours, sans savoir si ça allait durer longtemps, avec un petit moment d’inquiétude : si la route avait été impraticable et qu’on avait du rebrousser chemin, il aurait fallu faire 7 heures de route en sens inverse pour aller retrouver les gorges à l’autre bout… Mais rien de grave, en fait, et on a enfin rejoint le départ des gorges.

On est d’abord descendu de la route voir une source chaude qui affleure au bord du torrent, avec un court moment de baignade dans une eau brûlante, sans doute au-dessus de 50°, difficile de tenir dedans très longtemps…

Si on avait été relativement épargnés jusque-là par le tourisme de masse, c’était bien terminé : plus on avançait dans les gorges, plus on rencontrait des cars et des cars de touristes… Mais ça ne nous a pas empêchés de profiter des vues à couper le souffle sur les flancs en marbre des gorges sculptés par les millénaires d’érosion de l’eau. La route serpente au fond des gorges, quelques dizaines de mètres au-dessus de la rivière, et elle a été littéralement taillée dans la roche dans les parties les plus étroites. C’est vraiment très beau.

Quelques temples chinois ou des ponts de singe viennent compléter le tableau pour rendre le tout vraiment exceptionnel.

Bon, des gros travaux d’infrastructures en cours avec tunnels, ponts et nouvelles grosses routes laissent à penser que le charme discret des gorges tend à se massifier de tourisme de plus en plus…

A l’arrivée au bout des gorges, on a enfin découvert l’océan Pacifique, la traversée de l’île d’ouest en est était terminée.

Le road-trip dans le centre de l’île

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Après deux jours passés à s’acclimater à ce nouveau pays dans la capitale, nous voilà donc prêts à partir visiter le reste de l’île.

Si les transports en commun sont ici assez bien développés, on a quand même préféré louer une voiture, plus simple pour aller rapidement où on veut (merci le GPS), pour pouvoir s’arrêter à tout moment, pour stocker nos affaires, pour gérer les gamins, etc… Avec une bonne Toyota Vios à boite auto, nous allons pouvoir traverser l’île du nord au centre, puis d’ouest en est, pour remonter enfin au nord… et c’est parti !

 

Direction la station d’altitude d’Alishan et ses fameux cerisiers en fleurs, on est en pleine période de floraison. Trois heures d’autoroute peu intéressantes pour arriver à Chyayi, petite ville au bas des montagnes dans laquelle on visite un beau temple, on fait nos courses dans le marché local… c’est toujours sympa de se balader dans ces endroits totalement à-touristiques où on peut mieux rencontrer des locaux non « formatés » vis-à-vis de nous touristes. Le temps était agréable, ensoleillé, idéal pour reprendre la route de montagne pour rejoindre Alishan à 2500 m, en partant de presque 0. Mais vous allez voir que ça n’a pas duré.

 

 

 

On s’est d’abord arrêtés dans un village où la fête battait son plein dans le temple taoïste, avec pétards et feux d’artifices à profusion, tambours, déguisements en tous genres, un plaisir pour les yeux (un peu moins pour les oreilles…), les enfants ont adoré.

Mais on a du repartir, car on avait encore de la route… Et plus on montait, et plus ça se couvrait. Et plus ça se couvrait de brouillard… Et pas du léger, mais du brouillard à couper au couteau, par moments on n’y voyait pas à 3 mètres, tout ça sur de la route de montagne avec des voitures et des cars en grand nombre descendant en sens inverse. L’horreur totale. Heureusement ça a fini par s’arrêter, pour laisser la place à la pluie. Enfin d’abord de la petite pluie, puis de la grosse pluie, puis des trombes d’eau, puis un déluge d’eau, pour enfin arriver à Alishan avant la tombée de la nuit. Une ascension un peu fatigante pour les nerfs… Hervé a regretté son ennuyeuse autoroute du matin. Les deux heures de routes se sont transformées en trois…

Et heureusement qu’on y est monté un dimanche, quand tout le monde en redescendait, et qu’on avait –relativement- peu de circulation dans notre sens. La plupart des Taïwanais ne sont pas à l’aise sur ces routes de montagne, roulent assez lentement (à fortiori au milieu d’éléments déchaînés), et Hervé s’est vite adapté à la conduite locale…

La pluie a heureusement déserté le « National scenic area » d’Alishan le lendemain, pour nous offrir une superbe matinée à découvrir la forêt et ses cerisiers en fleurs, mais surtout les incroyables et énooormes cyprès rouges qu’elle recèle, dont les plus vieux sont âgés de plus de deux mille ans !

C’était juste bluffant, une super balade au milieu de ces vénérables géants à travers des sentiers balisés, aménagés de passerelles en bois, sécurisés… bien loin de nos standards français du sentier de randonnée « vierge », mais quand même logique dans une idée écolo de protection des sols, vu le grand nombre de visiteurs… Un train sur d’ancienne voies japonaises de débardage de la forêt permet même de faire la balade sans se fatiguer.

 

Nous sommes repartis ensuite pour trois heures de route vers l’autre célébrité du centre de l’île, le Sun Moon Lake : un lac magnifique entouré de petites montagnes verdoyantes où on est resté deux jours, avec assez peu de touristes puisqu’en milieu de semaine.

On a bien aimé l’incontournable balade en bateau sur le lac, permettant de visiter deux endroits situés à l’opposé de notre port d’attache.

Le lendemain, nous avons « fait relâche » en nous offrant une journée au Formosan Aboriginal Culture Village. Il s’agit en fait d’un concept double, où il a été installé un parc d’attraction avec manèges à sensations à gogo… et un village traditionnel aborigène avec reconstitution des anciens habitats des différentes tribus de l’île. On a donc joint le culturel à l’agréable, en enchaînant les manèges toute la journée, avec quasiment pas d’attente, comme on était mardi… trop cool. La pause repas du midi s’est faite dans les deux téléphériques ultra-modernes qui passent au-dessus du village aborigène et des montagne environnantes, suivie d’une balade très sympa dans le village, où on a notamment pu tester la toupie taïwanaise, au style assez original et difficile; on en a acheté deux pour s’exercer de retour en France. On a ensuite repris nos activités à sensation jusqu’à la fermeture du parc… Une journée que les enfants n’oublieront pas de sitôt.

 

 

 

Mais il faut déjà reprendre la route plein est pour aller découvrir les sommets de l’île et les incontournables gorges de Taroko, la destination touristique la plus prisée de l’île.

A la découverte de Taipei…

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Taïwan donc… une île grande comme la moitié de l’Irlande, mais pas avec le même climat, puisqu’évoluant plutôt entre tropical et subtropical, soumise une partie de l’année à la mousson et aux typhons. L’ancienne Formose quasi inhabitée des Portugais a été depuis bien colonisée par les chinois, avec quelques restes de tribus aborigènes.

La capitale Taipei est située dans les plaines proches de la mer, le centre de l’île étant fortement montagneux. Un genre de Corse d’Asie, en somme… La ville nous apparaît d’un abord assez moderne, après un Cambodge resté très rustique. Mais lorsque notre taxi nous a déposé au bord d’une petite ruelle de 1m50 de large pour trouver notre hôtel, on s’est rendu compte qu’il y reste quand même des spécificités asiatiques locales. On est dans le quartier ultra-branché de Ximending, proche de la gare centrale, avec rues piétonnières, boutiques et stands de nourriture à gogo…et nos petites ruelles un peu partout ; un peu entre les Halles et les Champs-Élysées.

 

En plus, on est arrivé juste pour la fête des lanternes, avec un mix entre le carnaval de Rio et une parade militaire sur un grand boulevard: ambiance assurée ! Le chien était à l’honneur, nouvel an chinois oblige, et ça tombe bien pour les Taïwanais, qui raffolent de ces petites bêtes, et adorent les promener en habits, porte-bébé, et surtout en poussettes… c’est du délire. On retrouve des trucs de Chine, du côté de tout ce qui est nourriture, qu’ils adorent ; et du Japon, du côté de tout ce qui est loisirs et achats, peluches, colifichets, jeux en tous genres… Hello Kitty est un peu à l’image du pays, sous cet aspect.

Tout le monde en ville est hyper-connecté, téléphone portable en main en permanence, pianotant en même temps que leurs autres activités.

Mais quand on visite la ville, on trouve partout des temples traditionnels avec des célébrations et de la ferveur taoïste/bouddhiste, ici le mélange est accepté. On a vu au nord le temple de Confucius et celui de Bao An juste à côté, avant d’aller dans le « parc de le Villette » local, avec espaces verts, musée d’art moderne… un peu décevant côté musée, puisque fermé.

Et le lendemain, rebelote au sud de la ville, avec le temple très animé de Longshan, puis le joli jardin botanique et le musée national du palais, presque fermé, toutes les superbes collections (ramenées de Chine lors de la guerre civile) provisoirement invisibles. Décidément…

L’immense esplanade du mémorial de Tchang Kai Tchek est bien un monument à la chinoise, monumental et légèrement mégalomaniaque.

Assez polluée, la ville est souvent dans une purée de pois, avec la tour 101, symbole de la ville, prenant un aspect fantomatique.

Les enfants sont contents de découvrir cette ville pleine de stimulations, le seul bémol étant la nourriture. Après 15 jours au Cambodge d’excellents mets bien adaptés à nos palais, le retour à la réalité chinoise a sonné comme une douche froide : les stands bondés où on fait la queue pour découvrir la spécialité locale renommée, qui s’avère être une soupe de nouilles dans une sauce grasse plutôt écoeurante où surnagent des morceaux ressemblant à du calamar, mais qui s’avèreront être plutôt des morceaux de boyaux d’animaux…nous laissent avec un ressenti plutôt mitigé. Zélie reste celle de nous 5 qui mange de tout, du moment qu’elle a faim ; ou le bonheur d’être encore trop jeune pour trop se poser de questions…

On a retrouvé avec bonheur des sushis à la japonaise, et les triangles de riz fourrés qui nous avaient déjà bien dépannés avec les enfants lors de notre séjour en Corée… On a quand même réussi par la suite à mieux s’adapter aux réalités locales et à trouver des choses convenant à toute la famille.

 

 

 

 

 

La douceur du sud

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Allez, il nous reste une dernière journée sur le « continent », avant de rejoindre notre île de rêve…

Direction Kep et Kampot, pour goûter de bons fruits de mer et le fameux poivre local !

On a d’abord visité une petite grotte à flanc de colline, encore une belle vue sur la plaine cambodgienne…

Puis on a fait une visite commentée très intéressante de la plantation de poivre de Sothy’s farm : un bon produit bio de qualité, cultivé dans le respect de l’environnement local. Une exception dans les plantations locales, même si nombre d’entre elles se targuent de faire du bio et de l’éco-tourisme… le marketing a de l’avenir ici aussi.

La cuisine locale avec du poivre vert frais est très originale, l’arôme fruité de l’épice frais est délicieux. On en a dégusté à un bon resto de plage à côté du marché aux crabes de Kep, anciennement Kep-sur-mer. Nous sommes en effet arrivés au bord de la mer, et les enfants ont apprécié une bonne trempette et un moment agréable sur la belle petite plage entourée de collines verdoyantes.

Arrivés l’après-midi à Kampot, on a bien profité de la piscine naturelle non traitée de notre hôtel néo-baba-cool, qui proposait des logements écolos de diverses formes et tailles.

Parés pour le dernier bout de route en compagnie de Vibol et son minivan… Les enfants se sont bien habitués, mais il faut rejoindre Sihanoukville pour prendre le bateau : direction Koh Rong et sa plage intimiste de Coconut beach.

Après une traversée agréable de 45 minutes, on trouve un grand bungalow sympa sur deux niveaux, tout vitré avec une belle vue sur la mer, où on va passer 4 jours de détente, nage, plage, et petit resto paillotte aux chaises rondes à gros coussins accueillants. Bouées, Volley-ball, lecture, devoirs pour les enfants, noix de coco à gogo, trop dure la vie…

Seuls quelques moustiques importuns nous laisseront de petits souvenirs acerbes.

Avec trois restos et quelques bungalows bien cachés dans les arbres, on est dans un décor de carte postale. Le ponton de la plage nous sert de plongeoir, toute la famille y passe à tour de rôle. Que du bonheur…

Mais bon, tout a une fin, et on doit déjà rentrer à Phnom Penh, l’avion est pour demain… mais pas encore pour Paris !

On va d’abord faire une petite halte de 9 jours à Taïwan.

La visite de deux pays coup sur coup, et aussi différents que ces deux-là, ça promet d’être très sympa…

Cap au sud !

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Repassé Phnom Penh, nous rencontrons des paysages beaucoup plus verts qu’auparavant. Le sud du pays bénéficie sans doute d’un climat plus humide et c’est là qu’on commence à voir de nombreuses rizières, même au plus fort de la saison sèche actuelle… Dans le début de notre périple, malgré la présence massive du Tonle Sap dans le centre du pays (plus gros lac d’Asie), les paysages étaient beaucoup plus secs.

On remarque aussi d’importantes usines textiles sur le bord de la « route nationale 3 », qui correspond d’ailleurs plutôt à une départementale française, mais avec parfois les gros camions comme sur l’A6…

Jonas porte maintenant son cadeau d’anniversaire, un superbe ensemble de short + maillot Adidas de foot estampillé du Real Madrid ; c’est d’ailleurs la mode au Cambodge, tout le monde en porte… sans doute produit dans une de ces grosses usines devant lesquelles on passe. Prix local garanti hyper concurrentiel… mais malheureusement du aux conditions de travail lamentables des ouvriers du textile. On imagine les marges des grandes marques dans les pays riches…

On trouve de nombreux petits lacs dans le sud, proches du Mékong, prémices du delta du fleuve qui va aller se jeter en Mer de Chine. On s’arrête au bord du Tonle Bati pour visiter un joli petit temple encore « en activité » : sans touristes, l’atmosphère y est différente de ce qu’on a trouvé ailleurs…

Après, grand moment de détente et de plaisir au bord du lac ! De sympathiques paillottes sur l’eau, où les Cambodgiens viennent le dimanche, nous attendent : presque personne puisqu’on est en semaine, on en profite pour déjeuner tranquillement et se rafraichir un peu.

Les vendeuses ambulantes en canoés viennent directement vendre leurs produits au bord des paillottes, mais comme nous avions déjà commandé nos plats, nous n’avons malheureusement pas pu goûter les grosses blattes et autres vers de farine proposés. Quelle occasion manquée !

Puis visite du Phnom Chisor, notre dernier temple sur la liste ! En haut d’une colline, une grimpette de 500 marches pour profiter d’un beau panorama sur la région. Le temple lui-même se trouvant en assez mauvais état, le lieu sert plutôt aux couples d’ados qui recherchent un peu de tranquillité…

Une drôle de surprise nous attendait ensuite avec la chambre d’hôtel que nous avions réservé sur Booking : un bungalow construit au milieu d’une ferme, plus destiné en fait à une clientèle de locaux, un peu éloigné de nos standards occidentaux à première vue. La propriétaire a voulu nous faire visiter d’abord, inquiète que le standing ne nous convienne pas… En fait, on y aura passé une très bonne nuit.

Un bon dîner dans la ville proche et la découverte d’un circuit de mini-motos électriques a fini de combler les enfants, Zélie nous ayant bluffé par sa grande témérité sur des engins roulant à vive allure pour son âge, réussissant même à doubler son frère…

Angkor encore…

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Nous n’avions pas prévu de retourner voir les temples principaux d’Angkor, mais il s’est trouvé que les autres temples que nous voulions faire ce jour étaient inclus dans la zone couverte par le billet à 37 $ (par jour) comprenant donc tous les temples environnants…

N’ayant pas d’autre choix que de se payer « la totale », nous avons donc décidé de commencer notre journée par le (grand) plaisir de revoir Ta Phrom et Bayon, deux temples emblématiques d’Angkor (avec Angkor Thom).

Un mal (financier) pour un bien (pour les yeux).

Etonnamment, nos souvenirs visuels de ces temples visités il y a 5 ans ne correspondaient plus vraiment à la réalité du terrain. Le cerveau choisit de mémoriser certains aspects et d’en évacuer d’autres…

Ta Phrom était à cet égard beaucoup moins étendu dans nos souvenirs. C’est encore une succession de temples « à la Khmer », mais leur envahissement par d’incroyables fromagers (les arbres…) les a rendu hors normes, et particulièrement appréciés, grâce à l’étonnante imbrication des racines des arbres à travers les pierres des temples, ou quand l’organique se mélange au minéral…

Puis Bayon et ses têtes de Bouddha regardant dans les 4 directions, multipliés à l’infini (ou presque)… Une incroyable architecture qui a traversé le temps et l’oubli de quelques siècles pour parvenir jusqu’à nous. Quelle chance !

On a eu droit en haut du temple au petit Français de l’âge de Mahaut perdu au milieu de la foule, que nous avons aidé à retrouver ses parents, qui eux le cherchaient en bas… Pour une fois que ce n’est pas nous qui paniquons d’en avoir perdu un… La densité des touristes à cet endroit étant à son apogée. C’est aussi ça la magie d’Angkor!

Puis nous sommes partis faire notre itinéraire initialement prévu avec le Bantei Srei, un beau temple entouré de rizières.

Enfin, nous avons la riche idée d’aller voir Kbal Spean, la « rivière au 1000 lingams ». 4 km de marche aller-retour dans la jungle sous le cagnard pour aller trouver une rivière presque à sec et 3 statues taillés dans la roche, ça ne valait peut-être pas le coup de risquer l’insolation… L’autre site proche et plus intéressant de Phnom Kulen étant lui hors du billet à 37 $, on a décidé d’économiser les 40 $ que ça nous aurait coûté en plus. Oui, ça finit par revenir un peu cher en visites, le Cambodge, tout en sachant que les enfants ne payent pas avant 12 ans…

Au fait, c’était les 8 ans de Jonas, et il a eu droit à la journée la plus dense en matière de temples… Encore heureux qu’on ait fait tout ça en minivan climatisé, et pas en tuk-tuk comme la plupart des autres touristes… voire en vélo comme on a pu voir certains occidentaux un peu malades s’y risquer.

On a repris ensuite la direction de Phnom Penh, car nous nous dirigeons maintenant vers le sud du pays et les îles où nous devons terminer notre périple…

Encore des temples…

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Direction Siem Reap, la capitale du tourisme cambodgien !

On doit passer par les temples de Koh Ker et Beng Mealea avant de la rejoindre, et on ne sera pas déçus.

Koh Ker est une étonnante pyramide khmer, dont on peut atteindre le sommet en empruntant des escaliers de bois installés à cet effet ; les marches en pierre d’origine sont en trop mauvais état pour imaginer passer par là, et ç’aurait été dommage de ne pas profiter de la vue sur la plaine à 360°. Il fait encore bien chaud…

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Puis Beng Mealea, décrit comme une « expérience à la Indiana Jones ». En effet, si l’on fait abstraction des fort nombreux touristes présents sur les lieux (nous rappelant que nous nous rapprochons dangereusement de Siem Reap et Angkor), c’est un très beau dédale de temples au milieu de la végétation, dans lesquels on chemine un peu en hauteur sur des passerelles de bois qui les traversent en serpentant entre ceux qui sont effondrés et ceux qui sont encore debout. Une belle balade qui aura plu aux enfants.

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Après de nombreuses mises en garde de leurs parents contre les dangers d’insectes en tous genres tapis sous les feuilles ou dans les coins sombres des temples, nous avons enfin eu notre premier frisson avec la découverte par Mahaut d’un petit serpent à tête bleue et cou jaune, assez vif dans ses déplacements, un peu trop à notre goût. Nous n’avons pas cherché à prolonger la rencontre plus avant, n’étant pas herpétologues… Cerise sur le gâteau, elle nous a découvert plus tard un phasme géant, grand comme une main d’adulte. Bon, il était un peu décédé, mais son enveloppe corporelle était intacte, même si consciencieusement vidée par d’autres insectes. Depuis, les enfants sont étonnamment plus à l’écoute des mises en garde parentales. Comme quoi, tout arrive.

Retour enfin à la civilisation moderne, Siem Reap ! Son quartier touristique regorgeant de restos attrappe-gogos pour anglo-saxons, de boutiques de souvenirs d’Angkor made in China (et quelques uns du coin, pour notre plaisir de Français exigeants), de massages discounts et de tuk-tuks entreprenants. Quel bonheur… Bon, on a quand même passé une bonne soirée avec un excellent resto sorti du guide du routard et un court (mais bon) massage des pieds pour toute la famille. Parés pour la suite…

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A la frontière…

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Tous à bord du minivan, et c’est reparti !

C’est très sympa d’avoir un transport avec 10 places (voir 14 en comptant celles dissimulées dans le coffre) pour seulement nous 5… On peut changer de places à loisir, s’allonger, on n’est pas à l’étroit comme dans une voiture ; du coup les trajets se passent mieux avec des enfants dont le besoin de bouger ne se dément pas avec le temps. Ils font d’incessants allers-retours entre les sièges, celui du passager avant étant particulièrement convoité… La législation locale est en la matière moins rigoureuse qu’en France. Notre chauffeur Vibol est très sympa, très serviable, très souriant, avec une conduite très sécurisante. Oui, ça fait beaucoup de « très », mais ce n’est pas du luxe sur les routes cambodgiennes fréquentées par d’innombrables types de véhicules, du suv le plus rapide à la grosse structure en acier posée sur deux roues, qui sert à transporter tout type de matériels, et tirée par… un scooter. Les gens, vélos, chiens ou vaches qui traversent les routes de manière parfois aléatoire venant bien complexifier le parcours.

 

Donc direction le temple de Preah Vihear, posé exactement sur la frontière nord du pays, objet d’un conflit d’appropriation maintenant réglé avec la Thaïlande voisine ; c’est un beau temple construit sur la première petite montagne qu’on rencontre après l’immense plaine cambodgienne. Axé vers Angkor, à 150 km de là, on est sur le plan type des temples khmers, une belle succession de temples, séparés par des murs d’enceinte, avec des chemins d’accès balisés pour arriver jusqu’au temple principal central. Ici, comme on grimpe, ce sont des volées de marches qui nous emmènent au temple du sommet, avec une belle vue méritée sur la plaine environnante.

 

La dernière route menant au temple étant interdite aux minivans, on a du se payer un trajet en pick-up, à la grande joie des enfants, avec une jolie montée parfois bien raide à l’arrière de l’engin …

 

Une nuit dans un bel hôtel agrémenté d’une grande piscine, indispensable vu la chaleur un peu éprouvante qui continue à nous accabler sitôt sortis de l’environnement climatisé du minivan.

Deux bons repas dans un resto local où on s’est régalé de nourriture cambodgienne, et on est prêts pour repartir vers le sud et les temples plus proches d’Angkor.

 

Sur la piste…

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Après nous être remis du décalage horaire et adaptés au rythme du Cambodge, c’est parti pour le « road trip ».

Nous allons passer 7 jours à voyager dans le pays à bord de notre minivan avec chauffeur. Nous avons concocté un petit itinéraire sympathique qui nous permettra d’aller visiter les plus beaux temples du centre et du nord du pays, un peu à l’écart des foules d’Angkor.

Et nous commençons donc par le temple le plus paumé et difficile d’accès, le Preah Khan, situé à 5 heures de route de Phnom Penh… en fait 6 heures et demie, dont les deux dernières heures assez rock’n roll sur de la route passable, puis sur de la piste en terre aux belles crevasses datant du passage des gros engins lors des saisons des pluies…

Ambiance de manège forain garantie ! Les enfants sont ravis, même si au bout d’une heure à être secoué dans tous les sens, on finit quand même par se lasser.

Arrivés sur place, la récompense d’un premier temple perdu dans la jungle, pour nous tout seuls. En assez mauvais état, c’est néanmoins une belle entrée en matière à l’architecture angkorienne.

Pour couronner la journée, on a réservé pour la nuit dans un « homestay », on dort chez l’habitant, vu qu’on est dans la pampa au milieu de nulle part. Très bien accueillis par la petite famille, on est loin loin de nos standards occidentaux ; on a déjà eu des hébergements un peu « roots » ou insolites, mais là, on a la totale, les wc au fond du jardin, la douche nocturne à l’arrache derrière la maison dans un baquet d’eau à côté des cochons de la famille, l’électricité sur batterie, la chambre littéralement ouverte sur l’extérieur avec les moustiquaires sur les lits… autant vous dire qu’on s’est couchés tôt ce soir-là… et réveillés tôt le matin avec le petit jour, après une nuit bien chaude et bruyante, chiens qui aboient, musique et coqs au petit jour, les ressorts des matelas en bonus.

Déjà, on a bien mangé à Phnom Penh, et ça continue ici, les Cambodgiens font de très bonnes préparations type curry ou à base de lait de coco qui nous ravissent le palais, pas ou peu épicé, du très bon riz à gogo, bref les enfants en redemandent et les parents se gavent.

Tout le monde s’est bien pris au jeu, pour une nuit, mais une nuit seulement…

Premiers pas au Cambodge

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Nous revoilà repartis pour de nouvelles aventures : 3 semaines pour avoir un bel aperçu de 2 pays d’Asie, le Cambodge et Taïwan, un contraste qui devrait être saisissant entre un pays encore très pauvre, et un des dragons d’Asie du Sud-est, pays « moderne » connu pour son matériel électronique et un petit personnage fort apprécié des jeunes enfants…

Commençons par 13 jours au Cambodge, pour voir les fabuleux temples d’Angkor… Ah ben non, c’est déjà fait pour nous.

Du coup, on va voir le reste du pays, qui regorge littéralement de temples, d’anciennes cités royales khmers … C’est là que se trouve le berceau de cette civilisation qui à son apogée comprenait le Laos et la Thaïlande actuels sous sa domination.

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Le voyage s’est très bien passé. En choisissant Eva air, la compagnie nationale taïwanaise, on a eu droit au grand jeu : une ambiance total look Hello Kitty, le petit chat local qui a fait le tour du monde depuis…

 

Avec les personnages sur le fuselage, les cartes d’embarquement, les appuie-tête, jusqu’aux touillettes à thé, du Hello Kitty partout dans l’avion, ce qui ne déplaît évidemment pas aux enfants, même Jonas, malgré la dégoulinade de rose bonbon… Un voyage un peu long, mais pratique avec un départ de Paris le midi, pour arriver à Phnom Penh le lendemain midi après un court transit à Taïwan.

 

Grâce au nouvel an chinois, Phnom Penh était très calme, la plupart des magasins fermés, peu de circulation sur les boulevards, on pourra comparer ça avec ce qu’on va retrouver dans 2 semaines en y repassant avant de repartir vers Taïwan…

Les Cambodgiens sont cools, très cools; on n’est pas harcelés par les conducteurs de tuk-tuk, vendeurs de rue ou mendiants, comme dans d’autres pays.

Le centre-ville est sympa avec les berges du Mékong récemment aménagées, très agréables à la tombée de la nuit lorsque les températures baissent.

Parce qu’il fait chaud, bien chaud, 34° au plus chaud de la journée, ce qui nous change des -2° d’il y a 10 jours à Paris. On est dans les « normales hautes » pour la saison, on aurait préféré les « normales normales »…

La ville est en pleine modernisation, beaucoup d’immeubles en construction, des centres commerciaux pour la jeunesse aisée, de la consommation de masse, qui côtoient les innombrables bouis-bouis, petites boutiques où on vend de tout, et les divers marchés…

On a visité le National Museum, au contenu intéressant mais assez limité, quoique suffisant pour la patience limitée des enfants qui s’amusent plus dans le petit jardin central autour des bassins qu’ils ont d’intérêt pour la statuaire khmer pré-angkorienne…

On a aussi trouvé à côté des jeux pour les enfants… cambodgiens, loin des normes de sécurité occidentales. Mahaut et Jonas se sont fait des ampoules sur les agrées en métal, un gamin cambodgien s’est un peu ouvert le mollet sur un tape-cul… mais ça reste des jeux plaisants pour les enfants, ce dont ils se rappelleront le plus avec la petite piscine intérieure de l’hôtel.

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Les tuk-tuk de Phnom Penh ont la taille parfaite pour notre petite famille (beaucoup plus grands qu’un rickshaw indien, par exemple), les parents d’un côté, les 3 enfants de l’autre, confortables et aérés, idéal pour les allers-retours entre l’hôtel et le centre-ville…

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La fin du séjour… à la plage !

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Étonnamment, après l’ascension du pic d’Adam, nous avons vécu 3 jours de souffrance, nos pauvres mollets ayant du mal à se remettre des 11000 marches (aller et retour). Malgré de bons massages ayurvédiques, il a fallu du temps pour pouvoir à nouveau descendre des marches de manière naturelle.

Nous sommes repartis de Nuwara Eliya pour notre dernière semaine de périple, en direction des plages du sud-ouest sri lankais. Le trajet de 7 heures de bus – le plus long de notre séjour – s’est bien passé, nous avons traversé la région d’Ella réputée pour ses paysages montagneux, puis sommes redescendus vers les plaines du sud de l’île. Retour donc aux températures caniculaires où il vaut mieux éviter de trainer au soleil de 10 à 15 heures… surtout sur les plages.

Polhena beach

Première étape, la toute petite plage de Polhena, à côté de la ville de Matara, une grande piscine naturelle protégée par une barrière de corail où l’on peut observer en snorkelling des grandes tortues et quelques poissons dont de belles murènes. Les locaux y viennent en masse, puisque c’est le seul endroit de la région où la baignade ne présente aucun risque, les autres plages étant balayées par des vagues parfois impressionnantes.

Notre hébergement, une petite guesthouse de trois chambres, était littéralement au bord de l’eau, nos nuits étaient rythmées par le bruit de la mer. Le lieu est assez sympa, mais c’est un peu mort le soir, avec peu de touristes et d’animation ; par contre, c’est idéal si on veut être tranquille.

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Mirissa

A 10 km de Polhena, la plage très touristique de Mirissa, une des plus réputées de l’île, est une longue bande de sable où on trouve de bonnes vagues, très sympa pour se baigner ou faire du bodysurf. La présence de petits ilôts rajoute du charme à cette belle plage. On y a passé un bon moment.

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Galle

A 1 heure et demi de Polhena en bus, la ville historique de Galle est un vrai petit joyau installé sur une presqu’île entourée de remparts. La zone ainsi délimitée a conservé une atmosphère très 18ème siècle, les grosses maisons hollandaises ont été entretenues et restaurées avec beaucoup de goût. Elles abritent maintenant des hôtels ou des boutiques chics, ce qui fait qu’on peut se balader au milieu des cours intérieures, patios, bassins, tout en faisant son shopping. La ville est très visitée par les groupes scolaires, ce qui met de l’animation au milieu des vieilles pierres.

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Sur la côte alentour, on trouve beaucoup de pêche, dont les fameux pêcheurs traditionnels installés sur des piquets de bois plantés dans l’eau, très photogéniques, les stilt fishermen.

 

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Hikkaduwa

Nous sommes ensuite remontés plus au nord sur la côte – on se rapproche inexorablement de Colombo pour notre départ – pour rejoindre le spot d’Hikkaduwa. C’est un des lieux renommés de l’île pour le surf, encore de grandes plages de sable fin bordées par une myriade de guesthouses, d’hôtels, de restaurants et de boutiques installés entre la plage et la route principale hyper passante. Une ambiance très animée donc, très fréquentée par les Russes et les Allemands. On y a passé deux jours à se prendre de grosses vagues, à faire du bodysurf, du shopping et des bons restos où on a notamment découvert le steack de requin, un délice !

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On trouve aussi un petit spot de snorkelling où des grosses tortues sont quasiment apprivoisées, nourries en continu par les touristes achetant des poignées d’algues et donnant presque la béquée aux mastodontes. C’en est un peu pathétique, on se croirait au cirque, même si c’est sympa de pouvoir les voir ainsi au bord de l’eau.

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Bentota

Depuis Hikkaduwa, 1 heure de bus plein nord et nous voilà rendus à notre dernière étape du voyage, la plage de Bentota, ou plutôt celle d’Induruwa, à 3 km au sud. Si Bentota est un alignement de gros complexes hôteliers aux touristes reclus, donc pas notre tasse de thé (même de Ceylan ;-), la plage d’Induruwa est plus désertée, avec moins d’hôtels. C’est parfait pour se reposer deux petites journées avant de retourner à la vraie vie…

Notre guesthouse familiale avec ses deux chambres est prolongée d’un charmant petit jardin qui aboutit sur une mer un peu tumultueuse, peu adaptée à la baignade ou au surf. Mais cela nous convient pour finir au calme dans une bonne ambiance familiale : avec des bons dîners traditionnels – au menu « rice and curry » accompagné de crevettes – et avec un dernier bon massage ayurvédique pour bien se détendre.

La suite du programme, faire 10000 km en avion, récupérer les enfants avec bonheur, et reprendre le train-train quotidien…

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L’ascension initiatique du pic d’Adam

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Depuis Nuwara Eliya, on n’est pas très loin du nec plus ultra en matière de treck sri lankais : l’ascension de l’Adam’s peak, à 2243 mètres d’altitude, 14 km aller-retour, qui combine le plaisir de monter et redescendre 5500 marches, à celui de devoir faire la queue au milieu des Sri Lankais pour parvenir au sommet !

Bon, présenté comme ça, ça peut paraître un peu ingrat, mais le meilleur reste à venir : l’ascension se fait traditionnellement de nuit, en partant vers les une heure du matin. En effet, c’est la montagne sacrée du pays, haut lieu de pèlerinage pour toutes les religions présentes sur l’île, les bouddhistes comme les hindouistes, Bouddha – ou Shiva – ayant laissé une empreinte de pas au sommet, les chrétiens comme les musulmans, Adam étant débarqué ici, chassé depuis le paradis terrestre… Tout le monde y trouve donc son compte, même les athées venus juste se dégourdir les mollets.

L’arrivée au camp de base, le bourg de Dalhousie, a pris un peu de temps du fait de la présence de bus stationnés sur le bas côté de la route, sur des kilomètres. Des dizaines et des dizaines de bus ayant amené là des milliers de pèlerins pour l’ascension : nous étions en effet venus faire l’ascension pour la nuit de la pleine lune, supposée être le moment où les pèlerins affluent de tout le pays, mais nous nous sommes rendus compte qu’en fait, ils étaient venus en masse pour la nuit précédente. Et, finalement, heureusement pour nous, car nous n’aurions sans doute pas pu atteindre le sommet la veille, avec toute cette foule…

Après quelques heures de sommeil dans une petite guesthouse, nous nous sommes levés à minuit et demie pour partir faire l’ascension. Grand moment de solitude au début, nous étions un peu seuls sur la route faiblement éclairée. Des boutiques de souvenirs partout le long du trajet au début, finissant par se réduire, pour ne finalement laisser que quelques stands offrant boissons et nourriture. Il faut dire que tout est monté à dos d’homme, marche après marche…

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Ces 5500 fichues marches, il a bien fallu les monter, et la pente douce du début s’est progressivement raidie, pour finir presque à la verticale. Les marches étaient très inégales, des très hautes au début, des toutes petites à la fin, faisant bien travailler les jambes ; cela dit, ça ne présentait pas de réelle difficulté, il fallait juste prendre son temps et faire des pauses. Plus on avançait et plus on rencontrait de Sri Lankais, beaucoup de familles redescendant la montagne avec des enfants endormis dans les bras, des grands-parents avançant péniblement soutenus par des plus jeunes, il fallait pas mal de courage et de motivation… En montant, le froid se faisait plus sentir, avec du vent et des températures ayant descendu bien bas; pour nous, bien couverts, ça pouvait aller, mais pour des Sri Lankais habitués à des températures chaudes, vous pouvez imaginer le choc thermique : ceux qui n’avaient pas prévu assez de protection grelottaient littéralement.

L’arrivée finale a pris du temps, un vrai bouchon s’étant formé sur les dernières centaines de marches, les voies encombrées de gens à l’arrêt se reposant, certains dormant même tant bien que mal sous des couvertures en attendant l’aube. Sur la plateforme au sommet du pic, un temple bouddhiste accueille les pèlerins. Arrivés là vers les 4 heures, comme nous étions un peu en avance sur l’aube, nous nous sommes réfugiés dans une petite salle sur le côté du temple, où des Sri Lankais dormaient entassés à même le sol ; nous avons trouvé une petite place pour nous reposer une heure, puis nous sommes allé guetter le lever du soleil.

Il a mis longtemps à venir, mais c’était un peu l’aboutissement d’une longue nuit, et nous avons pu voir apparaître le jour progressivement. De l’autre côté de la montagne a fini par se dessiner l’ombre du pic en forme de triangle, assez spectaculaire et vénéré par les bouddhistes comme signe divin, assez furtif puisque observable seulement une vingtaine de minutes…

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Ce pic, on l’a donc bien monté, même si par moment, la fatigue, des maux de crâne, ou le doute sur l’utilité de faire ça ont pu se faire sentir. La descente a été évidemment beaucoup plus rapide, le jour et le soleil revenus, les températures remontées au cric, on est arrivés en bas en t-shirt et bien crevés, mais fiers de nous.

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Une bonne douche, et nous sommes repartis vers Nuwara Eliya, en profitant du passage du bus par la ville d’Hatton pour récupérer le train Kandy-Nuwara précédemment raté : cette fois-ci, il y avait de la place, et nous avons quand même pu faire le tronçon le plus joli du trajet au milieu des plantations de théiers, une belle revanche pour nous !

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Ceylan, une affaire de thé

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Passer de 500 à 1900 mètres d’altitude n’aura pas été simple. Notre train pour Nuwara Eliya, notre prochaine destination, nous a posé un lapin. Bien arrivé et presque à l’heure en gare de Kandy, il a juste eu la particularité d’être plein. Et quand on dit plein, on veut dire qu’il était tellement plein qu’on a réussi à rentrer dedans, mais qu’on a préféré en redescendre ; car nous n’aurions même pas eu la place de s’asseoir sur nos sacs comme précédemment, les gens étant entassés debout comme dans une boite de sardines. Comme il s’agissait DU trajet à faire au Sri Lanka, passant au milieu des plantations de thé, on s’est dit que passer debout 5 heures à ne rien voir risquait de nous énerver… En fait, comme on était un samedi, les Sri Lankais avaient pris les trains d’assaut pour monter en altitude pour le week-end, tant pis pour nous.

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On est donc partis prendre un bus qui nous a amené à Nuwara Eliya en deux heures et demi. C’est la ville la plus haute du Sri Lanka, créée de toutes pièces par les Anglais (encore eux) pour fuir la chaleur des littoraux. Elle nous a beaucoup plu pour son charme désuet, et… pour sa Fraicheur !

Il est drôle de voir des Sri Lankais de tous âges se balader en t-shirt léger, mais avec un gros bonnet sur la tête, et ce en pleine journée, alors qu’il fait bien chaud quand même.

La ville est agréable à visiter à pied, si l’on fait encore une fois abstraction des pots d’échappement aux fumées nauséabondes. Le golf à l’anglaise, le champ de course à l’anglaise, les clubs et hôtels chics à l’anglaise sont entourés d’un très beau paysage de collines verdoyantes. Et tout autour, la région des meilleurs thés du Sri Lanka et le potager du pays.

P1140185Les paysages de champs de théiers innombrables sont à couper le souffle, des panneaux vous rappellent sur chaque colline le nom du propriétaire des lieux, et on peut se balader dans les plantations et visiter les usines de transformation du thé, en goûtant le produit fini. Le plus mégalo est la firme Mackwoods, qui semble posséder la moitié des champs entre Kandy et Nuwara Eliya. Ils ont même copié le graphisme du sigle de la colline d’Hollywood pour habiller celle en face de leur usine. Il est vrai qu’il y a une petite proximité entre les deux noms, et que leur thé est considéré comme l’un des meilleurs…

C’est d’ailleurs là qu’on a pu voir les cueilleuses les plus authentiques du Sri Lanka, sous la forme d’un authentique groupe de touristes ayant enfilé la « tenue » des plukkers, venus là pour jouer à la cueillette. Quand on sait que les vraies font un travail fatiguant et mal rémunéré, on peut trouver ça un peu décalé…

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L’eau est très présente dans ces montagnes, et nous offre parfois de belles cascades, à l’instar de celle de Ramboda, où nous avons pu nous rafraichir avec beaucoup de plaisir.

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Un des plus beaux jardins du monde…

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Le climat de la région de Kandy est propice à l’exubérance de la végétation.
On y trouve donc logiquement un des jardins botaniques les plus célèbres du monde, créé par les britanniques (à partir d’un ancien jardin d’une résidence royale) lors de leur passage prolongé dans l’île.

Nous avons adoré nous y balader, des arbres incroyables, énooormes, magnifiques, étonnants… bref, on manque de qualificatifs pour parvenir à expliquer à quel point c’est un endroit qui ne laisse pas indifférent.

 

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C’est un écrin idéal pour les amoureux qui viennent se cacher au milieu des mastodontes, avant de revenir un peu plus tard s’exposer à la vue de tous et faire leurs photos de mariage.

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Kandy… la sucrée

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Deux petits trajets de bus depuis Sygiriya, et nous voici rendus à la dernière capitale des rois cingalais avant l’arrivée des Anglais…

 

Il faut quand même dire ici que l’arrivée sur la deuxième ville du pays a été un peu laborieuse, à cause d’une circulation d’enfer ! Comme elle est « perchée » à 500 mètres d’altitude, on se retrouve dans une zone de hautes collines qui laissent un espace restreint pour des voies de communications de plus en plus empruntées… embouteillages assurés.

Si l’on fait donc abstraction des giclées de fumées noires provenant des nombreux bus hors d’âge qui piquent un peu à la gorge, le centre ville est assez agréable à visiter à pied, à la cool, disposé autour d’un joli petit lac. Il y a ici une certaine douceur de vivre, et la fraicheur relative nous change des plaines caloriques du triangle culturel…

Construit au bord du lac, le temple de la dent du Bouddha en fait aussi le centre religieux de l’île, puisqu’il abrite… une dent du Bouddha. Enfin, présumée comme telle. La visite vous propose un mélange assez incongru de pèlerins avides de voir le reliquaire contenant la dent, et de touristes avides de prendre ces mêmes pèlerins en photo.

Pour le reste, on a passé pas mal de temps à faire les boutiques. On a trouvé pas mal de fringues « à l’occidentale », mais on a recherché en vain des tenues indiennes traditionnelles pour une amie; au Sri Lanka les femmes sont surtout habillées en jupe et chemisier t-shirt, quand ce n’est pas en pantalon; celles qui sont en sari le portent de façon différente qu’en Inde, c’est le pliage à la « kandy style ». C’est fou ce qu’on peut faire avec 6 mètres de tissu… Les hommes sont en pantalon et chemise, et les plus pauvres/ou les anciens encore fidèles à la tradition/ en lungi, une sorte de paréo épais fermé. Enfin, les écoliers portent des uniformes (surtout) blancs avec les écussons de leurs écoles…

Pour l’artisanat, on trouve assez peu de choses, si ce n’est les masques traditionnels en bois, assez impressionnants. (il y en avait surtout dans les boutiques autour de Sigiriya, avec des vrais prix pour touristes…)

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Un des petits plaisirs quotidiens, depuis notre arrivée au Sri Lanka, consiste à se gaver de jus de fruit frais. Si la saison des mangues n’a pas encore démarré, il nous reste les bananes fifi, papayes, pastèques, ananas, fruits de la passion, et autres bizarretés locales comme la pomme de bois au jus sirupeux (wood apple) ou le amla, ressemblant à du raisin dont le jus est hyper astringent… Les tests de nouveaux fruits peuvent être de véritables épreuves pour les papilles.

On a même trouvé des fraises, photo à l’appui. Sinon, on trouve aussi à chaque coin de rue des vendeurs de noix de coco, petite machette à la main, prêts à vous l’ouvrir et à vous dévoiler son jus délicieux pour la modique somme de 50 roupies, 30 centimes d’euros. La « king coconut » du Sri Lanka est soit remplie de jus, ou alors de jus et de pulpe : une fois le jus bu, le vendeur vous la recoupe alors en deux pour aller gratter la pulpe nourricière. Un fruit incomparable !

 

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Photos triangle culturel

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Ascension du site de Mihintale sous les frangipaniers

Ascension du site de Mihintale sous les frangipaniers

 

Vue du luc de Polonnaruwa

Vue du luc de Polonnaruwa

 

Lankatilaka de Polonnaruwa

Lankatilaka de Polonnaruwa

Rankot Vihara de Polonnaruwa

Rankot Vihara de Polonnaruwa

 

Vatadage de Medirigiriya

Vatadage de Medirigiriya

 

pause noix de coco à Medirigiriya

pause noix de coco à Medirigiriya

 

Jardins de Sigiriya

Jardins de Sigiriya

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Ascension du rocher de Sigiriya

Ascension du rocher de Sigiriya

 

Sanctuaire Bouddhiste de Dambulla

Sanctuaire Bouddhiste de Dambulla

 

Colline de Dambulla

Colline de Dambulla

 

Temple de la dent de Bouddha à kandy

Temple de la dent de Bouddha à kandy

 

Sur les marches du « rocher au lion »

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Sigiriya, l’incontournable…

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Avant d’aller sur LE spot du Sri Lanka, en quittant Polonnaruwa, nous sommes passés par le joli site de Medirigiriya. Les gens de la guesthouse nous avaient déconseillé d’y aller en bus, compliqué et long selon eux. Nous avons voulu relever le défi, et deux bus plus tard, nous voici parvenus sur place, rien de compliqué en fait, comme d’habitude, les Sri Lankais nous renseignent bien…

Un site un peu perdu dans la campagne, à l’écart des itinéraires touristiques balisés, mais très sympa à visiter.

 

Au moment de repartir, nous avons eu droit à notre première ondée. Et c’était parti pour quelques jours de pluies intermittentes, ce qui aura eu le mérite de rafraichir un peu l’atmosphère. Deux bus à nouveau, une belle glissade de Jordane en sac à dos et tong sur un sol en béton glissant, et nous sommes enfin arrivés à Sigiriya. Après la traversée d’un chemin boueux, nous avons découvert notre nouvelle guesthouse, proche du rocher, mais assez décevante par-rapport à ce qu’on en attendait du descriptif du site de réservation Agoda : les 22 m2 de la chambre étaient en fait 12, pas de fenêtre, pas d’eau chaude, mais la clim quand même bien là. Ce sont des choses qui peuvent arriver quand on réserve ses hébergements à l’avance sur internet…

Donc depuis notre pire chambre du voyage (il faut bien qu’il y en ait une), nous avons pu partir à l’assaut du rocher de Sigiriya et de son palais-forteresse perché à 200 mètres de haut. Bien décidés à éviter la chaleur et la cohue des innombrables touristes qui déboulent par cars entiers chaque jour pour visiter la tour eiffel sri lankaise, nous avons décidé de venir à l’ouverture. Arrivés à 6h50 à la billetterie, nous n’étions pas les premiers touristes, une dizaine faisant déjà la queue ! C’était pour le moins annonciateur des foules à venir…

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Après la traversée des jardins au pas de course, nous avons entamé la grimpette des 1200 marches, pour aller d’abord voir les fresques des demoiselles de Sigiriya, les magnifiques mona lisa sri lankaises, peintes il y a 1600 ans dans une cavité de la roche et très bien conservées depuis, car bien abritées des éléments et des flashs des touristes… Pas de photos autorisées, donc, allez voir sur internet leurs poitrines voluptueuses qui valent le détour.

La montée finale à partir des belles pattes de lion – la gueule de celui-ci par laquelle on passait à l’origine ayant disparu depuis longtemps – est déconseillée aux personnes sujettes au vertige. Les escaliers métalliques étroits servent en effet à monter et à descendre, un seul chemin qui sera rapidement saturé de touristes à la queue leu leu dès 9 heures du matin, au moment de notre départ du sommet. Là haut, il ne reste plus grand chose de la forteresse, c’est surtout la vue qui est intéressante, et on en profite pour se reposer de la montée quand même un peu fatigante.

Redescendus en bas, on a fini de se balader dans les jardins, de visiter le musée, bien contents d’être venus si tôt…

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A une vingtaine de kilomètres de Sigiriya, nous sommes aussi partis voir Dambulla et son étonnant sanctuaire bouddhiste installé dans des grottes il y a plus de 2000 ans : des grands bouddhas couchés, pleins d’autres debout ou assis, une atmosphère un peu mystique qui nous a bien plu. En repartant, Hervé a du se battre avec un gros singe pour ne pas se faire voler le paquet de fingers sri lankais qu’il avait sorti pour répondre à une demande pressante de Jordane. L’animal avait visiblement l’habitude de se servir à sa guise, ne semblait pas du tout apeuré par les cris et les gestes brusques d’Hervé, il a fini par lâcher l’affaire, de guerre lasse. Sympathique moment de stress où on craint de choper la rage en se faisant mordre ou griffer, ou alors piquer son sac avec l’appareil photo, le guide du routard, le pognon, etc… tout ça pour un bout de gâteau.

Merci Jordane !

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Triangle culturel : la suite…

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Après avoir profité de la plage jusqu’au dernier moment, nous voilà donc repartis vers le centre de l’île, direction Polonnaruwa, 130 km de bonnes routes, deux bus et environ trois heures de trajet.

Au Sri Lanka, on fait du 40 km heure en moyenne avec les bus, qui s’arrêtent assez souvent pour prendre ou déposer des gens, mais qui roulent bien vite le reste du temps, créant des bons courants d’air à l’intérieur : pas besoin de clim…

Le chauffeur et le contrôleur font toujours attention à nous et nous préviennent quand descendre, où aller prendre le bus suivant pour les correspondances, d’autres sri lankais nous accompagnent même quand c’est nécessaire. Les « villes » ne sont parfois que de gros bourgs posés au bord de la route, dénuées de gares routières, et il faut alors aller se poster sur le carrefour où notre nouveau bus va passer. Cela peut paraître un peu compliqué, mais c’est là que la gentillesse des sri lankais fait la différence, et comme ils se débrouillent assez bien en anglais…

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En se rapprochant, on a commencé à voir de nombreuses jeeps et minivans de touristes, nous indiquant notre retour dans le « triangle touristique ». On trouve des parcs nationaux où sont organisés des safaris pour aller observer les éléphants locaux, notamment…même si c’est pas le Kenya. Il doit y avoir plus de jeeps que d’éléphants.

 

Enfin parvenus à Polonnaruwa, nous atteignons notre guesthouse au bord des rizières, très basique, mais avec des propriétaires assez sympas avec qui on a bien rigolé en essayant les vélos de location en plus ou moins bon état.

Le site étant moins étendu que celui d’Anuraphapura, le vélo est bien ici la meilleure des solutions. On peut se balader au bord des rizières et du grand lac bordant la vieille ville, on est à la campagne, il n’y a pas trop de circulation.

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Tôt le matin, nous avons eu le premier ticket pour la visite du site ; ainsi, on a pu être tranquille et démarrer en même temps que des sri lankais venus découvrir leur patrimoine et prier face aux splendides bouddhas du Kalu gal vihara, le monument le plus étonnant ici. La religion reprend possession du lieu petit à petit, lui donnant un supplément d’âme.

 

Bref, on y a passé 5 heures, à notre rythme et sans trop se fatiguer, merci le vélo ! Il fait assez chaud, mais c’est bien ombragé, on parvient à se protéger du soleil… Par contre, le gros des touristes arrive plutôt vers les 11h, ce qui ne cesse de nous étonner, vu que ce sont les heures les plus chaudes, c’est un peu intenable à ce moment-là (surtout tête-nue sur les lieux de culte bouddhistes…).

 

Après une semaine de semi-liberté, nous avons quand même décidé d’appeler à la maison pour savoir si les grands-parents tiennent le coup avec les « 3enfantsàlamaison ». A part une tentative d’inondation avec tableau électrique disjoncté, ils n’ont pas fait trop de dégât, semble-t-il, sauf dans la croyance de papi et mamie de pouvoir gérer les 3 dragons sans finir épuisés 😉

 

Nous pouvons donc continuer notre route sans aucun sentiment de culpabilité, avec juste une pensée reconnaissante pour le dévouement et l’abnégation des parents de Jordane. Bientôt au tour des parents d’Hervé de gérer le cyclone Zélie pendant deux semaines, pendant que les colonies de vacances prendront la suite pour les deux grands…

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Sur la route des plages de l’est

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Afin de ne pas faire tous les sites culturels d’un coup et risquer l’indigestion, nous avons décidé d’aller passer quelques jours… à la plage. Un peu de farniente en prévision.

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Partis d’Anuradhapura en bus, nous nous sommes arrêtés en chemin, à une dizaine de kilomètres, pour voir le site de Mihintale, un sanctuaire bouddhiste perché sur un roc.

Il a quand même fallu demander à une bonne âme de bien vouloir garder nos deux gros sacs à dos, pas question de faire l’ascension du site avec. Ici pas de soucis, les gens sont très sympas et serviables, la première boutique de fringues a fait l’affaire.

Nous avons ensuite gravi les magnifiques escaliers à l’ombre des frangipaniers, pour atteindre le dagoba principal, avec sa vue à 360° sur la région environnante. Puis, en face, l’ascension un peu épique du petit piton rocheux, pieds nus évidemment, lieu de culte oblige. Tout le monde joue le jeu, et on profite bien de la climatisation naturelle du sommet venteux, surtout avec la chaleur de la fin de matinée sous un soleil de plomb.

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On ne s’est pas attardés, ayant de la route à faire, et 100 Km plus loin, deux bus locaux et un tuk-tuk plus tard, nous voici parvenus à notre hôtel au bord de la plage d’Uppuveli, à côté de la petite ville de Trincomalee, sur la côte est du pays. On a hésité à y aller, car c’est supposé être encore la mousson à cet endroit-là, mais la météo sur internet a fini de nous rassurer : grand soleil prévu !

Deux jours de détente, donc, avec plage, piscine, massages, bons repas, balades en ville, et préparation de la suite du voyage… et un peu de coups de soleil aussi (malgré qu’on fasse attention). Les plages de l’est sont encore préservées du tourisme de masse, et comme on est un peu hors saison, on aura été tranquille de ce côté-là.

Etape à suivre : le retour vers le centre de l’île et sa deuxième capitale Polonnaruwa.

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Sur les traces des civilisations passées

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Et nous voici donc à Anuradhapura, dans le « triangle culturel » des anciennes civilisations bouddhistes sri lankaises, cœur historique et géographique de l’île.

Capitale du 3ème siècle avant Jésus-Christ au 11ème siècle, le site des ruines est assez étendu, les divers temples et dagobas (les stupas, gros dômes…) laborieusement extirpés de la jungle ces 100 dernières années.

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Comme nous pouvions louer des vélos pour parcourir tranquillement les 20 kilomètres du site, nous avons opté pour… la location d’un tuk-tuk avec chauffeur, ou l’option feignant. Vu la chaleur dans la journée, les distances, la difficulté de se repérer, et les têtes (rougies de chaleur et dégoulinantes ) des occidentaux croisés au détour des temples, on n’a pas vraiment regretté. Etonnamment, nous n’avons vu aucun sri lankais à vélo, la discipline semble être réservée aux touristes occidentaux en mal de dépassement de soi…

On s’est quand même levés à 6 heures pour commencer tôt et profiter de la relative fraicheur matinale, de la belle lumière… Au final, on a croisé assez peu de touristes, voire 0 sur certains sites, on n’est pas à Angkor ! Les touristes privilégient d’autres sites de l’île, n’ayant pas le temps de tout faire sur de courts voyages ; et on nous a dit qu’il y en aurait moins cet an-ci sur l’île, problèmes économiques ou peurs liées à l’insécurité montante en général ?

 

C’est bien dommage, car le site vaut le déplacement, on a beaucoup apprécié de se balader au milieu des temples en ruines autour desquels la végétation a repris ses droits, bien que soigneusement contenue par des armées de petites mains défricheuses. C’était sympa de côtoyer des singes pas trop entreprenants et pour une fois dans un environnement assez naturel, mais aussi de pister les paons et autres oiseaux devenus habituels pour nous maintenant.

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Par contre, faire le tour des imposants dagobas allant jusqu’à 150 mètres de haut a été une épreuve pour les pieds nus et sans couvre-chefs (c’est obligatoire), les sols en pierre chauffés à blanc par le soleil. Certains sont encore des lieux de pèlerinage pour les bouddhistes locaux (mais aussi des petits groupes de Japonais motivés), venant prier, méditer, faire des offrandes à Bouddha, notamment de bols de riz rapidement récupérés par nos singes intrépides… L’ambiance est assez cool et vivante.

 

Bref, on y a passé 6 heures, à notre rythme et sans trop se fatiguer, merci le tuk-tuk ! Il fait assez chaud, autour de 30° à l’ombre, mais on a quand même un peu d’air, toujours bienvenu, sans doute grâce à la faible distance de l’océan, à une centaine de kilomètres…

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sur les rails pour Anuradhapura

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Après notre petit bain de mer à la plage de Colombo, direction Anuradhapura, ancienne ville royale où on pourra découvrir les subtilités de l’architecture bouddhiste locale…

Le trajet de 200 Km pour s’y rendre en train coûte 1euro 80 pour une durée de 4 heures, mais à ce prix-là, c’est en 3è classe… C’est tout ce qui restait de libre (mais l’autre, la 2è classe, n’est pas beaucoup plus chère).

C’est un peu la bétaillère, mais on est quand même pas en Inde, la densité humaine reste tolérable dans les wagons…

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Comme nous étions un poil en retard, nous voilà donc partis pour faire le trajet assis par terre sur nos sacs, toutes les places assises prises d’assaut à l’arrivée du train en gare, puisque sans réservation…

On était un peu inquiets de ne pas voir le paysage, mais comme on était assis près des portes et que celles-ci restent ouvertes pendant le trajet – avec des gens carrément assis les jambes à l’extérieur – on a eu de l’air et une vision large de la nature environnante.

Partis pile à l’heure, c’était donc un trajet sympa qui s’annonçait, où tout le monde s’est progressivement avachi de sommeil les uns sur les autres, avec des vendeurs ambulants passant sans arrêt dans les travées, rythmant le temps qui passe.

Par contre, on a pris du retard : nous avons eu droit à un vrai accident de parcours, quand le train s’est arrêté après avoir percuté… une personne. On n’a pas su si c’était très grave, mais suffisamment quand même pour immobiliser le train 40 minutes. C’était un vrai spectacle pour les passagers du train et les nombreux riverains du chemin de fer, dont faisait sans doute partie la victime… Les gens montaient et descendaient des wagons pour aller voir où ça en était. Ici, tout le monde se balade sur les rails de chemin de fer, ce n’est absolument pas sécurisé, il y a toute une vie qui se passe là, avec le risque permanent d’accident. La preuve…

Sinon, on a été agréablement surpris par la campagne sri lankaise, verdoyante et remplie d’une riche faune d’oiseaux, hérons garde-boeufs à profusion, ibis à tête noires, paons, martins pêcheurs, rapaces, etc… Une vraie volière à ciel ouvert ! Du coup, on essaie de combler nos lacunes en ornithologie.

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2 parents sur les routes Sri Lankaises

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Après avoir (beaucoup) voyagé avec nos enfants, nous avons voulu retrouver les sensations du voyage à 2.

Direction le Sri Lanka pour un petit mois.

Donc cette fois-ci, c’est les 2 parents sur la route, les 3 enfants à la maison.

Les grands-parents veillent au grain, et nous on se repose au loin…

 

Avant le repos, on a quand même pris 2 avions, avec la Saudia Airline, très correct au niveau des repas, le premier avion bien moderne. Etonnamment, le deuxième, entre l’Arabie Saoudite et le Sri Lanka, était un vieux Boeing, très années 80… La compagnie réserverait ses beaux avions pour les destinations européennes ???

Dans le Paris-Jeddah, nous avons voyagé avec de nombreux Français faisant le pèlerinage pour La Mecque. Tout était prévu dans l’avion, même des salles de prière ; nos voisins sont partis à un moment donné se préparer, faire leurs ablutions, retirer leurs vêtements pour mettre des tenues de pèlerins.

 

On a fait une halte de 7 heures à Jeddah. L’aéroport était constitué d’une grosse salle commune, avec trop peu de place pour tout le monde, mais ça s’est vidé au fur et à mesure… Jordane a bien pris garde de protéger le contenu du Biba ramené de France, afin de ne pas choquer autour. C’est là qu’on se rend compte à quel point nos simples revues sont remplies de contenus limite érotiques…

 

Après le 2ème vol, nous sommes enfin arrivés à Colombo, avec un bus express pour rejoindre la capitale (40 km pour 70 centimes d’euros) puis un train de banlieue pour rejoindre notre hôtel (10 km pour 6 centimes). Les transports collectifs du Sri Lanka sont vraiment vraiment pas chers.

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Les hôtels du centre-ville étant assez onéreux et de piètre qualité, on a préféré aller jusqu’à la plage locale et ses hôtels plus sympas. Et comme on était dimanche, les jeunes et les familles de la classe moyenne sri lankaise étaient présentes au rendez-vous. La plage vraiment pas géniale, et bordée par la ligne de chemin de fer (!), on a quand même passé un moment sympa dans l’ambiance festive et détendue de la jeunesse locale.

En comparaison avec le train de banlieue de l’aller, le trajet retour en tuk-tuk de 10 km nous aura coûté la petite fortune de 3 euros 20, soit 25 fois plus cher !

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3 enfants et leurs parents font le bilan des 6 mois

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Ou comment on est parvenus à se supporter les uns les autres pendant autant de temps… 😉

On retiendra…

L’accueil des amis qui nous ont reçu et quand on a fait du couchsurfing, toujours étonnants de gentillesse : il est vrai que des gens qui sont prêts à accueillir une famille de 5 comme la nôtre sont par nature généreux…

Au niveau sécurité, aucun souci en Asie, on ne s’est jamais sentis en danger, jamais retrouvés dans une situation délicate. En même temps, on n’est pas allés chercher les problèmes avec les locaux…

La nourriture vraiment bonne, le riz comme aliment de base qui plaît à nos enfants ; seul bémol pour la cuisine coréenne, trop épicée. Pas de problèmes d’intoxications alimentaires ou autres maladies liées à des normes sanitaires plus laxistes… On a toujours bu de l’eau en bouteille, mais on ne s’est pas limités sur les crudités, les fruits, les jus avec glaçons potentiellement à risque pour des intestins fragiles… Quand on est dans des zones touristiques, les locaux font attention à bien traiter la « manne financière » ; et comme les pays se développent, l’eau est de meilleure qualité…

Les hébergements ont toujours été sympas, plus ou moins confortables, mais toujours satisfaisants. On avait des chambres triples ou quadruples, avec matelas supplémentaires, on se retrouvait souvent un peu serrés, l’intimité du couple pas toujours préservée… Zélie a passé 6 mois dans son lit pop-up, sans problème. Les deux grands, souvent têtes bèche dans un lit simple, étaient contents quand ils avaient chacun leur lit.

Les difficultés à gérer les enfants étaient quotidiennes, les repas aux restaurants et autres temps d’attente trop longs parfois périlleux à gérer. Quand ils se battent pour être au milieu de la banquette arrière du taxi, les jalousies, leurs petits conflits du quotidien… Le fait de se séparer en deux groupes peut atténuer les tensions, le parent « personnalisant » une visite avec un des enfants qui n’aura du coup personne avec qui se chamailler…

Chaque pays avait un charme particulier, son identité propre, on a eu du plaisir à découvrir les tenues traditionnelles, les coutumes locales, la nourriture, les monnaies, les bonjour et merci à apprendre à chaque fois, les temples bouddhistes, chinois, indiens… Une grande variété, une grande diversité, un vrai plaisir des yeux et des sens.

La difficulté de faire soi-même l’école à son enfant… Pas toujours facile mais on y arrive avec un peu de ténacité. Quand un des parents perd patience, l’autre peut reprendre le flambeau.

chaussures de Jonas avec ses semelles complètement décollées à la fin du voyage...

chaussures de Jonas avec ses semelles complètement décollées à la fin du voyage…

La fatigue de se trimballer sans arrêt les valises et sacs à dos, toujours plus lourds même si on se limite sur les achats. On comprend mieux les explorateurs des siècles passés qui employaient nombre de porteurs pour trimballer leurs affaires… La moindre sortie nécessite une logistique, surtout avec un bébé, sa poussette, ses couches, etc…

Le blog entre contrainte (voire corvée) et plaisir quand on le voit fini et que l’on sait que les gens ont eu du plaisir à le lire. A la question que tout le monde se pose : mais qui écrivait, Jordane ou Hervé ? En fait, c’était un travail à deux mains, un vrai travail d’équipe !

Pour le budget total, ça nous a quand même coûté un peu plus de 20000 euros tout compris pour 6 mois de voyage, ça peut sembler une grosse somme (et ça l’est), mais il ne faut pas oublier qu’une partie de cette somme aurait aussi été dépensée si nous étions restés tranquillement chez nous à « ne rien faire » (probablement dans les 6000 euros). Après, voyager est avant tout une affaire de choix et de goût de l’aventure, même si de nos jours, on reste quand même facilement connecté aux autres avec internet… Les budgets sont très différents d’un pays à l’autre, entre un Laos à 375 euros la semaine et le Japon à 850 euros (en couchsurfing… sinon, c’aurait été plus de 1000).

Après tout ça, si vous avez des envies d’Asie mais que ça semble encore un peu trop compliqué, nous serons heureux de vous donner un ou deux conseils sur la préparation de votre voyage, si on peut aider… Vous pouvez nous contacter sur le blog.

 

Si on ne devait retenir qu’une chose par pays :

Birmanie : les couchers de soleil de Bagan.

Nord Thaïlande : le marché de nuit de Chiang Raï.

Laos : les discussions autour d’un Pepsi au bar du village de Bannamga avec Joël et la famille Bube.

Vietnam : les plongeons dans la baie d’Along depuis notre jonque.

Corée du sud : l’arrivée au sommet de l’Usan-Bawi, dans le parc du Seoraksan.

Japon : difficile de choisir ! Le japon a vraiment été un pays coup de cœur ! Les temples de Kyoto, les bars à sushis, les boutiques Daïso…

Indonésie : le séjour à Amed pour Bali, et la gentillesse des Javanais, Borobudur…

Malaisie : la baignade avec les poissons, requins, tortues dans des eaux limpides, nos enfants qui s’amusent aux îles perenthian avec Lily, Annaëlle et Nino.

Singapour : une ville pleine de surprises, et le retour chez nos hôtes adorables après une journée bien chargée.

 

On ne finira plus que par un très chaleureux MERCI à toutes les personnes qui nous ont suivi sur le blog, accueilli chez eux, aidé et encouragé tout au long de notre périple…

Tchézoubé (Birmanie), Kapunkap (Thaïlande), Khop chai lai lai (Laos), Cam on ba (Vietnam), Kamsahamnida (Corée du sud), Domo arigato (Japon), Terima kasih (Indonésie et Malaisie)…

retour à Fontenay...

retour à Fontenay…

 

Infos pratiques pour routard en Malaisie

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En août 2014, 1 € = 4,20 ringgit malais (RM)

Bon change à Kuala Lumpur : Chinatown, pas dans la rue même de Petaling jaya, où le change est « touristique », voir un peu plus loin autour… Les taux ailleurs dans le pays étant à priori moins intéressants, on y a changé 1500 euros, après un calcul approximatif de nos dépenses prévues pour trois semaines…

Kuala Lumpur 

Hébergement : quality hotel city center, non loin d’un métro, pas trop mal, une quadruple à 40 euros la nuit, des bons restos indiens non loin de là.

Le métro est pas mal, mais pas très pratique avec son système de jetons que l’on doit acheter à chaque trajet.

Si vous êtes avec des enfants, pensez à aller vous rafraîchir dans le jardin situé derrière les tours Petronas. Si vous êtes en voyage au long cours et qu’un bon saucisson ou du fromage vous manquent, passer par le supermarché qui se trouve sous la galerie marchande des deux tours : c’est pas donné, mais on peut se faire plaisir d’un petit bout de France de temps en temps.

Malacca

Hébergement : l’hôtel hallmark crown un peu excentré, mais assez chic avec sa piscine très agréable après une journée de balade. Une quadruple à 33 euros la nuit.

Louer des vélos, la ville se fait très bien avec ce moyen de locomotion nettement moins ridicule que les trishaws ultra décorés. Le seul vélo avec remorque pour enfants de la ville se trouve chez un loueur au début de la rue Jalan Parameswara quand on s’éloigne du quartier colonial, sur le chemin pour aller vers notre hôtel.

Penser à la balade en bateau sur la rivière, moment sympa et rafraichissant.

Pas besoin de rester trop longtemps à Malacca, Singapour vous attend avec beaucoup plus à voir et à faire… on est resté 4 jours, on aurait pu le faire (rapidement) en 2 jours.

Ile de Tioman

Avant de vous embarquer, vous pouvez faire le plein de nourriture et autres choses (à prix normal avant l’île) dans un gros supermarché situé près de la gare routière, où vous devriez logiquement débarquer si vous êtes en bus… A l’arrivée de celui-ci, vous trouverez d’ailleurs un bureau de vente des tickets du ferry pour Tioman dans l’immeuble en face de la gare routière (une seule compagnie, un seul tarif de, pas besoin de chercher ailleurs…), ils nous ont très gentiment gardé une partie de nos bagages, nous évitant d’aller les trimballer sur l’île… En fonction de votre heure d’arrivée à Mersing, vous aurez de l’attente pour le ferry, il n’y en a que 3-4 par jour, et le dernier autour de 16h, donc il vaut mieux arriver le plus tôt possible. On a quitté Singapour le matin à 9h (billets commandés et prépayés pas cher sur internet), arrivés vers 13h, bateau vers 16h30, arrivée à Tioman 18h. De la gare routière, le terminal des ferry est à 15 minutes de marche, un taxi à la gare routière nous a pris 10 RM pour nous y emmener avec tout notre barda…

Hébergement : on ne devrait pas donner l’info, tellement c’était top et pas cher ! On ne voudrait pas que ça devienne trop tendance et que les prix flambent 😉

Donc : Bushman sur la plage de Juara. Il faut réserver très tôt ! (nous en janvier pour août… déjà le bungalow familial réservé)

100 RM/24 euros la nuit pour le petit bungalow (quadruple quand même) donnant sur la plage ! Le resto n’est pas trop mal, et Bushman vient vous chercher à l’arrivée du ferry pour 50 RM, avec traversée de la jungle en 4/4… trop sympa ! Son mail de contact : matbushman@hotmail.com

A côté, les rainbow chalet sont pas mal non plus…

Pour la plongée, éviter le B&J dive tioman sur ABC. Aller plutôt sur la plage de Tekek, chez Tioman reef divers ou Tioman dive center (penser à réserver par internet en saison…).

De Tioman à Cherating, on a pris le taxi de Bushman vers 8h, puis le bateau du matin Tioman-Mersing vers 9h. Repas à la gare routière de Mersing. Puis un bus Mersing-Cherating (réservé) vers 12h30, arrivée à l’arrêt de bus (de village) vers 16h.

Donc Tioman-Cherating : environ 8h-16h

Cherating

Hébergement : pas mal de possibilités… les bungalows sur plage sont assez chers, et la plage présente peu d’intérêt.

Cherating offre quelques activités (voir le blog), ça peut faire une halte entre Tioman et Perenthian, mais éviter d’y rester plus de 2 jours…

De Cherating à Perenthian, on a vu avec Yahya, qui gère les trajets, on le trouve à la payung guesthouse ou au 014_2102973. Il nous a emmené à 7h à la ville proche de Chukai, pour le bus de 8h vers Kuala terrenganu, arrivée vers 11h. Repas à la gare routière de Kuala terrenganu. Puis on a pris un bus à 11h30 vers Kuala Besut, arrivée vers 14h. Puis le bateau vers les perenthian… arrivée vers 15h.

Donc Cherating-Perenthian : environ 7h-15h

Ile Perenthian

Hébergement : on a logé sur la grande île de Besar, sur la plage de Flora Bay, pas top pour la baignade ou le snorkeling… Le Samudra est basique et pas trop cher, à 130 RM la nuit en bungalow double + extra matress (matelas). Evidemment, comparé au super bungalow de Tioman, on a un peu déchanté…

L’hôtel est au départ du sentier pour aller en 20 minutes sur LA plage du PIR (le perenthian island resort), où on trouve tout, du bon sable, snorkeling, tortues… et un bon resto au bout de la plage, après la jetée, dans l’hôtel suivant (éviter le PIR assez cher).

 

Le budget : prévoir 520 euros par semaine pour une famille de 5 (avec seulement deux enfants pris en compte). Nous avions des hébergements dans des bungalows sympas réservés en janvier depuis la France. Tous les bons plans se réservent tôt, il ne reste plus grand-chose de sympa et pas cher en pleine saison. Pour les repas, ils étaient assez basiques dans des restos pour touristes et quelques bouibouis.

Infos pratiques pour routard à Singapour

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En août 2014, 1 € = 1,65 dollar singapourien

Bon change à Singapour : à la sortie du métro Raffles, l’Arcade building a de nombreux changeurs avec de petites différences de taux…

D’autres endroits en ville : voir sur http://www.thebestsingapore.com/best-shopping/the-5-best-places-to-exchange-money-in-singapore

4 jours et demi, c’étant trop court pour pouvoir visiter tout ce qu’on aurait aimé voir… Il y a tellement de choses à voir et à faire qu’un minimum d’une semaine semble raisonnable.

Nous avons fait du couchsurfing, donc pas d’hôtel à conseiller… mais nous avons quand même vu des hôtels sympas pour backpackers sur Bassorah Street (probablement le Sleepy Sam’s dont parle le Routard), avec pleins d’infos sur toutes les activités possibles. On a aussi vu des petits hôtels à touristes bien placés à Chinatown, sur Mosque ou Pagoda street. On ne connaît pas leurs tarifs, voir dans les guides ou les forums internet.

Le budget : prévoir hors hébergement 100 euros par jour pour une famille de 5 (avec seulement deux enfants pris en compte). Pour les repas, ils étaient assez basiques dans les food court… Après à Singapour, tout dépendra des activités que vous allez y faire, certaines pouvant grever le budget (Sentosa…) quand les balades à pied restent gratuites.

3 enfants qui finissent la route

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Toutes les meilleures choses ont une fin, et pour nous la fin s’annonçait bien. Les îles Perenthian sont réputées pour leur beauté et leurs beaux fonds marins propices au snorkeling et à la plongée, avec une belle visibilité. Ses gros rochers ronds, son sable fin, ses balades dans la jungle nous ont bien plu, nous avons passé là une petite semaine de rêve sur la plage de Flora Bay. On a rencontré dès notre arrivée une famille de Français de Béziers avec laquelle on a passé quelques jours sympas, nos enfants jouant avec bonheur avec les leurs, Lili, Anaëlle et Nino.

Notre plage n’étant pas très appropriée pour la baignade (et au snorkeling décevant), on a fait plusieurs fois la traversée de l’île par le sentier forestier – une expérience en soi dans la jungle – pour nous rendre sur la plage chic du PIR, le Perenthian Island Resort, avec son beau spot de snorkeling où on a pu observer de nombreux poissons, des petits requins de récifs ou des raies cachées dans le sable, seules leurs longues queues trahissant leur présence ; du coup, on a passé du temps à y faire des ronds dans l’eau. Mais l’endroit est surtout réputé pour son spot de tortues : on pouvait observer des énormes tortues broutant des herbes marines au fond de l’eau, avec les moments de grâce où elles remontent à la surface pour respirer, de leur nage lente et apaisante. C’était magnifique (malgré les nombreux touristes présents)… On a également fait la sortie snorkeling en bateau pour l’île proche de Rawa, avec encore de très beaux sites où on a pu observer notamment d’énormes poissons Napoléons aux bosses frontales étonnantes.

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On a aussi vu de beaux singes capucins ou des varans petits et gros lors des balades, mais les chaussures des enfants n’auront pas résisté à ces dernières. Après six mois de bons et loyaux services où elles n’ont pas démérité, on a du en racheter de retour sur le continent. C’était sans doute le signe qu’il était temps de rentrer au bercail…
Jonas est heureux de retourner à Fontenay-aux-roses pour retrouver ses jouets et ses copains, Mahaut attend les bancs de l’école avec impatience, les cahiers de vacances se terminant… Zélie peaufine la marche sur le sable, pas toujours facile ; elle comprend de plus en plus ce qu’on lui dit, montre du doigt et pleure systématiquement quand elle entend un NON à son intention. Sacré caractère, mais les chiens ne font pas des chats…

Bref, après 6 mois de vadrouille et de vie en commun 24h/24, on a appris à mieux se connaître, à se supporter encore et toujours… mais on est bien contents de rentrer pour pouvoir enfin passer un peu de temps loin les uns des autres 😉 Bref, 6 mois en famille avec 3enfantssurlaroute, ça n’était pas gagné d’avance, mais on a survécu, et on a aimé !
Affaire à suivre…

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3 enfants dans un no man’s land

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Nous avions initialement prévu d’aller dans la région du Teman Negara voir la jungle du centre de la Malaisie. Seulement le train que l’on comptait prendre pour en repartir n’existant plus (ah si, pardon, il y en avait un… à trois heures du matin, pratique !), le trajet aurait été vraiment compliqué et long pour juste aller y passer trois jours. On a donc lâchement abandonné la jungle pour continuer notre périple le long de la côte est de la péninsule vers de nouvelles plages plus au nord, direction Cherating. D’après le guide du routard, cette petite ville balnéaire avait un potentiel intéressant : balades au clair de lune pour aller voir les tortues en train de pondre, surf, cours de batik, bateau sur la rivière au milieu de la mangrove pour aller voir les lucioles la nuit tombée… plutôt original.
Une fois descendus à l’arrêt de bus, personne en vue, pas de trace des habituels rabatteurs ou de locaux pour nous attendre, bizarre… on a fini le trajet à pied pour rejoindre notre guesthouse. On a ainsi découvert une sorte de ville morte, avec des infrastructures vieillissantes. La plage était déserte et mal entretenue, quelques commerces et restos ouverts, pleins d’autres fermés : cette première balade nous a pour le moins surpris.

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Il y avait quand même une vie à Cherating, mais une vie nocturne : tous les soirs, une boite de nuit faisait entendre son écho assourdi. Les Malais viennent en fait ici s’encanailler depuis l’état voisin, plus religieux et strict en matière de moeurs. Le jour, la seule « animation » visible avait lieu à l’atelier de batik, avec la présence de quelques autres touristes. Après avoir cherché un modèle sur internet, Mahaut et Jordane ont pu se faire plaisir en passant une matinée à s’occuper de leurs petites pièces de tissus. Toujours le même principe : on reproduit un motif au crayon de bois, puis on applique de la cire liquide pour laisser des zones vierges; par contre cette fois-ci, pas de bains de teinture, on colorie son batik au pinceau, ce qui permet de faire des dégradés intéressants avec la peinture. C’est un peu de l’aquarelle, en fait. Dernière étape, on fixe et on fait bouillir pour enlever la cire. Les filles étaient encore très contentes du résultat. Jonas et Mahaut en ont refait le lendemain, cette fois-ci sur des modèles préparés à l’avance, dessin et cire préremplis.

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Le célèbre Hafiz organise des balades dans la mangrove ; c’est un beau tour en barque, ou plutôt en barques : cette fois-ci, les touristes étaient là en nombre. On a pu voir des serpents endormis et quelques singes, rien d’extraordinaire pour la faune ; la flore était quand même assez chouette, avec les beaux arbres de la mangrove aux multiples racines plongeant dans l’eau. Nous avons fait la même balade de nuit pour aller voir les lucioles, c’était beaucoup plus intéressant. Elles communiquent entre elles grâce à leur abdomen luminescent pour pouvoir s’accoupler… et pondre avant de mourir. Les guides utilisaient des petites lumières rouges pour les faire venir à notre rencontre depuis les arbres, sans les aveugler, les photos strictement interdites… c’était spectaculaire de les voir descendre en nuées vers nous dans la nuit, un vrai moment magique.

Jordane et Mahaut ont aussi fait La sortie tortue en tour-organisé, avec ponte de maman tortue et lâcher de bébés sur la plage. C’était en fait plutôt désorganisé, les groupes de touristes Chinois étaient vraiment peu respectueux des animaux, les flashs crépitaient malgré l’interdiction, l’ambiance était un peu trop fête foraine… Le moment qui aurait du être intimiste s’est transformé en spectacle un peu voyeuriste; peut-être devrait-on juste les laisser tranquille…

Pour le surf, on était hors saison, pas la moindre vague à l’horizon. On a appris de Français habitués des lieux que les plus belles vagues sont là seulement quelques jours par an, transformant alors la « station » en paradis des surfeurs ; mais le reste du temps, cela ressemble à ce qu’on pouvait voir quand nous y étions. Eux y venaient fréquemment, nous n’avons toujours pas compris pourquoi, que pouvaient-ils trouver d’intéressant dans cette ville fantôme à l’ambiance étrange ? Peut-être est-ce justement cette ambiance post-apocalyptique qu’ils appréciaient et venaient rechercher. En tout cas, une fois les activités « intéressantes » faites, nous n’avons pas trouvé de raison d’y rester (et à fortiori de vouloir y revenir un jour…). Après avoir passé trois jours dans cette ville pour le moins atypique, nous avons donc continué plein nord le long de la côte pour rejoindre notre dernière destination de rêve, les îles Perenthian.

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3 enfants au paradis… tout court

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Après les forêts de buildings, la forêt primaire; après les lumières de la marina bay, le lever de soleil sur la plage; après la sophistication des costards-cravates des traders, la simplicité des maillots de bain. Eh oui, pour nous commencent les vraies vacances ! A six mois de voyage, on a pu – enfin – commencer à se détendre sur de la plage paradisiaque, en nous rendant sur l’île de Tioman.

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En arrivant en bateau après l’heure de traversée, on a été assez surpris de voir que l’île n’est pas surexploitée. Même le port de Tekek, pas très beau, reste assez discret depuis la mer. C’est la plus grosse île de Malaisie, mais on l’a trouvée bien préservée, vraiment belle et encore assez vierge. On ne voyait pas grand-monde, on ne savait pas où étaient les vacanciers. Les trois bateaux qui amènent les flots de touristes tous les jours sont assez remplis, mais une fois sur l’île les gens semblent disparaître, c’est assez drôle.

Notre bungalow

Notre bungalow

On avait jeté notre dévolu sur Juara, la seule plage à l’est de l’île, la côte ouest étant plus urbanisée et moins attirante à nos yeux. Pour y accéder, c’était soit en bateau-taxi hors de prix depuis Tekek, soit en prenant une route de 7 kilomètres avec un fort dénivelé où seuls les 4×4 pouvaient monter aisément. On a bien apprécié la traversée de la belle forêt primaire qui recouvre encore l’île, la balade était encore plus sympa à l’arrière du pick-up du proprio de la guesthouse, on avait une vue imprenable sur la végétation et ses grands arbres majestueux. Nous avions donc choisi le calme, le tranquille, le beau quoi !

Nous avons passé cinq jours merveilleux sur cette belle plage « carte postale » de sable blanc, dans un petit bungalow très sympa. Si l’eau était un peu agitée, on a pu quand même y voir de très beaux coraux renfermant une grande diversité de poissons. Plus sympa encore, on a pu voir d’imposants requins de récifs : ils se baladaient seuls ou en groupe, chaque fois que l’on prenait nos masques et tubas, c’était la chasse au requin. Ils vont vite et pour les suivre (un peu), il faut vraiment bien nager. Mahaut et Hervé ont aussi pu nager avec une tortue et des gros calamars. C’est vraiment magique de pouvoir voir des fonds marins d’une telle qualité.

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Sinon, on est partis passer une journée sur la côte ouest, sur la plage d’ABC, pour changer de site de snorkelling. C’était assez décevant, on n’a pas vu grand-chose, rien d’extraordinaire… On s’est quand même offert un moment sympa au bout de la plage de Tekek, à l’endroit où des groupes de touristes sont amenés au bout d’un ponton pour faire du pseudo-snorkelling en nourrissant les poissons pour les faire venir autour d’eux. Si on n’est clairement pas adeptes de cette pratique formellement déconseillée en snorkelling ou plongée, transformant le comportement des poissons, on a quand même passé un bon moment en famille au milieu du « vivier ». On a pu plonger tous ensemble au milieu d’une myriade de poissons, Jonas maintenant avec masque et tuba, et Zélie tractée sur sa bouée.

On en a profité aussi pour refaire un peu de plongée sous-marine, Tioman étant réputée pour la qualité de ses sites de plongée. Hervé, qui a eu droit à une plongée pour le moins décevante, seul dans l’eau au milieu de nulle part, sans voir un seul poisson, a fait un commentaire assassin de 3 pages sur Trip Advisor, dommage pour le club de plongée et sa formule de DSD (Discover Scuba Dive) pourrie… Jordane qui du coup en avait choisi un autre pour le lendemain a pu se faire plaisir avec deux très belles plongées.

Mahaut et Jonas se sont bien amusés avec les deux petits allemands qui dormaient dans le bungalow d’à côté, Ian et Eva ont vraiment été de bons compagnons de plage. Au début la communication a été un peu difficile avec la barrière du langage, ils s’exprimaient en chiens, lions ou chats. Les jours suivants, ils se sont amusés avec des coloriages, dominos ou avions en papier. Comme quoi il y a encore de l’avenir dans l’amitié franco-allemande…

Bref, cette île est vraiment un petit paradis. C’est sûr on reviendra…

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3 enfants dans un paradis… fiscal

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On s’attendait à du moderne, du trader en costard-cravate, des grosses voitures, des gratte-ciel futuristes. Eh bien on a été servis ! La ville est tout simplement fantastique. Un vrai petit paradis pour gens riches (ou presque). Nous avons passé trois jours et demi à optimiser notre temps et notre énergie afin de voir le plus de choses possibles. Mais il y avait beaucoup à faire…

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Nous avons été reçus en couchsurfing par une famille adorable d’ « immigrés » malais, arrivés à Singapour il y a une quinzaine d’années et à présent naturalisés, vivant dans la « banlieue » de la ville. Issus de la minorité chinoise de Malaisie (30% de la population), ils sont venus là trouver du travail et un meilleur niveau de vie, faisant maintenant partie de la majorité chinoise de Singapour (75% de la population). La ville est en effet très différente du reste de la péninsule malaise dont elle forme la pointe sud. Les proportions y sont inversées, on le voit bien dans le métro, avec très peu de Malais musulmans, les femmes sont vêtues à l’occidentale, on pourrait se croire dans une ville européenne, si ce n’était la dominance asiatique des passants et… la propreté des rues !

En effet, on est ici dans une république parlementaire… autoritaire ! On ne jette pas son papier gras ou son mégot dans la rue, ou c’est 300 euros d’amende ; on ne traverse pas non plus hors des clous, on ne mâche pas de chewing-gum dans les lieux publics, etc… Du coup, la ville est très (très) sécure, la criminalité y est très faible, et de toute façon il n’y a pas de chômage, tout le monde bosse, donc pas le temps de commettre des crimes : c’est un genre de ville-état idéal. Peut-être même un peu trop à nos yeux de Français au comportement latin prononcé…

Les gens habitant en grande majorité des HLM appartenant à l’état, la question du logement trop cher comme à Paris ne se pose pas, être propriétaire est réservé aux très riches. Mais les standards des HLM sont juste ceux des logements de standing en France, rien à voir avec nos cités françaises, ils sont bien construits, bien pensés avec beaucoup d’espaces collectifs, propres ; la mixité sociale obligatoire est appliquée rigoureusement, les voisins de paliers de nos hôtes étaient Indiens, Chinois, Malais et même un couple mixte…

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C’est à la sortie du métro Raffles, dans le quartier des affaires, que l’on prend un peu la mesure de Singapour. Des tours partout, des gens qui vont et viennent dans des costards impeccables et des filles en tailleurs ajustés (mais comment font-ils avec la chaleur ?). Dans chaque tour, des… banques. La ville est un bon gros paradis fiscal, les Français se rappelleront où un certain Mr Cahuzac avait transféré ses sous depuis la Suisse devenue trop transparente… Hervé a même eu droit, quelques jours après son passage en ville, à un mail publicitaire sur sa messagerie gmail, lui proposant d’ouvrir un petit compte bancaire chez Citigroup Singapour… No comment !

Après être passés dans le vieux quartier colonial et ses bâtiments victoriens symboles de l’ancienne présence britannique, on a suivi le flot de touristes qui se rendaient jusqu’à Marina Bay pour voir le symbole de la ville, le merlion : cette statue de poisson à tête de lion crache depuis sa gueule un jet d’eau que les touristes font semblant d’avaler le temps d’une photo en trompe-l’oeil. Forcément tout le monde a l’air un peu bête, la bouche ouverte en l’air… mais l’ambiance étant vraiment sympa, Hervé s’est même prêté au jeu en prenant la pose débile, c’est dire…

De là, on a une vue tout simplement imprenable sur les trois tours du Marina Bay Sands « coiffées » du Sky Park, à l’architecture vraiment impressionnante. La nuit venue, tout est éclairé et c’est vraiment magique à partir de 20h : débute alors un spectacle hallucinant, avec jets d’eau et pyrotechnie au sol, les tours s’illuminant quant à elles avec de grands faisceaux lasers balayant le ciel.

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La ville s’est modernisée à la hache, les vieux quartiers insalubres – en tout cas considérés comme tels – ont été rasés dans les années 70 pour faire place nette… Quelques zones ont été quand même préservées, restaurées et entretenues de manière splendide (voire même recréées à l’ancienne, une mode qu’on a déjà pu voir en Chine). Du coup, la ville mixe à merveille l’ancien avec le contemporain.

Le quartier de Chinatown est vraiment le mieux préservé, on y trouve de beaux temples taoïstes et de nombreuses maisons anciennes. Nous avons passé une journée à nous y balader, durant laquelle nous avions échangé Jonas contre « squid », un jeune garçon vraiment sage et obéissant à la tête en carton. En clair, Jonas a porté un carton sur la tête toute la journée, ce qui a assez amusé les passants : ce qu’il ne faut pas faire parfois pour calmer un enfant turbulent… on expérimente bien le lâcher-prise avec lui.

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On a bien aimé la visite du temple Bouddhiste du Buddha Tooth Relic. S’il est récent (sur trois étages, avec ascenseurs et parkings !), ce qui pourrait nous rendre méfiant car préférant les vieilles pierres, nous y avons quand même trouvé notre bonheur : l’ambiance y est vraiment sympa, avec un jardin au dernier étage entourant un énorme moulin a prière. Il y a un mini-musée présentant une très belle collection de Bouddhas provenant de tous les pays d’Asie. On a eu un peu l’impression de faire un récapitulatif de tout ce que l’on avait déjà pu voir dans nos voyages. C’est vraiment un musée très réussi avec aussi des sculptures de bouddhas contemporains d’artistes taiwanais qui nous ont vraiment plu.

Le quartier de Little India est un peu plus dans son jus, moins lisse, moins clean, plus indien quoi. Hervé a pu se faire plaisir avec un dosaï géant et du shopping dans de la boutique pour Indiens, le tout dans une bonne ambiance bollywood. Très étonnant, en plein milieu du quartier indien, on a aussi eu droit à une représentation de… théâtre chinois traditionnel, par une troupe amateur avec costumes et maquillages vraiment impressionnants. Pas vraiment de spectateurs, et pour cause : on était au beau milieu de la fête chinoise des fantômes affamés, la représentation était pour eux, pas pour les vivants comme nous…

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De l’Indouisme, on passe facilement à l’Islam avec le quartier voisin d’Arab street, encore un petit bijoux, plus tendance et trendi qui sa voisine. Ici c’est palmiers, bars à chicha, et boutiques à souvenirs au pied de la belle Sultan Mosque.

 

Il y a aussi l’île de Sentosa, au sud de la ville, rattachée à Singapour par des ponts et même un monorail. C’est l’île des divertissements, avec le parc universal studios (le disneyland local), un aquarium, un waterpark, des plages, plein de manèges, d’activités proposées et de restos… Nous y sommes allés (en semaine, on vous laisse imaginer la foule le week-end…) pour visiter l’aquarium, le plus grand au monde. On commence dans une attraction assez réaliste où on est passager d’un bateau sombrant dans un typhon (un peu flippant pour les enfants), pour sortir en face d’un énorme aquarium mettant en scène l’épave du bateau, au milieu de myriades de poissons. Ensuite, c’est une succession d’aquariums tous plus beaux les uns que les autres. Nos préférés : les méduses, les requins, les murènes (que du gentil…), mais aussi l’aquarium géant avec les grandes raies mantas. On a adoré. On a quitté ensuite la très artificielle Sentosa pour aller faire une petite rando sympa dans une forêt proche, dans l’île principale : une balade très originale sur des passerelles dans la canopée de la forêt ou sur un grand pont au design futuriste enjambant une vallée, les espaces forestiers vraiment mis en valeur – et en scène.

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Avec tout ça, on rentrait assez tard de nos longues journées, et bien fatigués chez nos hôtes, mais les enfants étaient toujours motivés pour rentrer afin de pouvoir jouer au petit train du garçon de la famille, un phénomène de 8 ans. On était accueillis par ses parents et son adorable mamie, venue de Malaisie pour aider à s’en occuper. Il faut dire que les deux parents travaillant et l’école ne commençant que vers les 10h ou 11h par manque de place dans les écoles (des sections de classe le matin et d’autres l’après-midi), ce n’est pas simple à gérer. Le petit garçon a été (limite) traumatisé le premier soir par Zélie et ses grands yeux qui le regardaient fixement lorsqu’il est allé l’observer dans la chambre éteinte. Les autres soirs, il s’inquiétait toujours de savoir si elle dormait ou non, c’était vraiment rigolo. La mamie était aux petits soins pour nous, adorable et toujours joviale.

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Dans le quartier, la communauté chinoise était en pleine célébration de la fête des fantômes affamés, avec un grand barnum installé au milieu de la cité. Un soir on a pu voir un spectacle de marionnettes pour les fantômes, il était déconseillé de s’asseoir sur les chaises, réservées pour eux. Tout était fait pour qu’ils se divertissent sous le barnum, espace de casino avec jeux et bières ouvertes, cadeaux divers, offrandes factices en carton… Chacun aura compris que le but était de leur faire plaisir, afin que ceux-ci ne viennent pas les hanter ou leur attirer des problèmes le reste de l’année. Le lendemain, c’était cérémonie avec prêtre taoïste pour les esprits des enfants décédés, avec en cadeaux des bodies, biberons, bonbons, nuggets de poulet et frites macdo. L’ambiance était bon enfant (sans jeu de mot), le rituel assez touchant. On a vraiment été impressionnés par cette vie de quartier sympathique, où on se sent bien accueilli.

Le dernier soir, sans doute mise en confiance par la bonne ambiance familiale, Zélie a fait ses « deuxièmes » premiers pas. Encouragée par tous, elle s’est enfin lancée pour de bon dans l’aventure de la marche, à 14 mois passés. Pas trop tôt !

Si notre passage à Singapour a été un peu trop rapide à notre goût – on y serait bien resté quelques jours de plus – on a quand même eu un bon aperçu de la ville, avec ses cités HLM, ses tours de bureau, ses vieux et ses nouveaux quartiers, sa zone de loisirs ou sa zone portuaire ultra-modernes ; et ses zones encore vierges, laissant deviner une ville en constante évolution avec de nombreuses constructions en cours, pour une population qui a augmenté de manière rapide ces dernières années… La ville attire. Bref on a adoré Singapour.

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3 enfants au pays des pirates

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Nous avons pris le métro pour la gare routière de Kuala Lumpur, puis après 3 heures de car, nous avons rejoint la ville de Malacca, faisant face au détroit qui porte son nom, bien connu pour ses dangereux pirates qui faisaient trembler les équipages des navires marchands chargés de cargaisons exotiques… Sur la route des épices, la ville portuaire longtemps florissante était idéalement située au point de convergence des moussons, les vents amenant là les bateaux depuis l’orient et l’occident. Elle est restée très cosmopolite, issue du mélange des différentes populations qui sont venues s’y installer tout au long des siècles passés : notamment les Baba Nyonyas issus du mélange sino-malais – habitant le Chinatown de Malacca – ou les quelques descendants des conquérants Portugais, ou des Indiens amenés par les Anglais…

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C’est aussi LA ville des musées, on en trouve plein (et de qualités diverses…). On a ainsi visité le musée maritime, installé dans une reconstitution de caravelle portugaise, ainsi que le musée de l’architecture, installé dans une belle demeure coloniale de l’époque hollandaise ; ou le musée de la beauté, présentant les codes et critères de beauté dans le monde, avec notamment les pieds bandés chez les femmes chinoises, photos à l’appui, une coutume assez effrayante à nos yeux d’occidentaux… On a bien aimé aussi le musée du Melaka Sultanate Palace, installé dans une réplique d’un palais de sultans du 16ème siècle. A chaque fois les « haltes climatisées » des musées nous permettaient de pouvoir respirer un peu d’air conditionné bien frais, indispensable pour pouvoir continuer la balade.

 

Nous avons eu la chance de tomber sur un loueur de vélos qui possédait dans son stock une carriole tractable pour enfants. Les deux grands pouvaient se mettre dedans, tandis que Zélie avait son siège-bébé à l’avant. Les Malais ou les (nombreux) touristes chinois ne connaissaient pas ce moyen de transport et on a fait fureur. Si la vieille ville n’est pas très grande en soi, comme notre hôtel était un peu excentré, marcher sous la chaleur devenait rapidement intenable et nous avons bien apprécié les vélos. Zélie étant une fan de vitesse, elle était surexcitée chaque fois qu’on l’installait dans son siège-bébé.

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Il ne reste pas grand-chose du temps des premiers conquérants Portugais, une porte de leur ancienne forteresse et les ruines de l’église Saint-Paul, construite sur la petite colline qui domine la ville, le vent s’engouffre dedans en créant une clim naturelle dont on peut profiter tout en regardant la ville et la mer. En contrebas l’église Christchurch, construite plus tard par les Hollandais, est le port d’attache des trishaws ; c’est là qu’ils attendent les touristes pour les emmener en balade sur les différents sites. Certains ont une sono à l’arrière, jouant à fond les tubes du répertoire mondial, gangam style de Psy en tête, Mickaël Jackson, Shakira, ou autres tubes plus « locaux »… Mais c’est surtout la déco des trishaws qui fait l’attraction : on n’avait jamais vu ça, les véhicules sont customisés à l’extrême, avec des libellules géantes pour faire de l’ombre, des Hello Kitty à profusion, des nounours ou minions, des guirlandes de fleurs, tout est permis et c’est la surenchère pour se distinguer et attirer le client. A la nuit tombée, le festival continue et les couleurs explosent, car ils sont carrément illuminés : leds, néons, musique à fond, on peut faire un petit pas de danse en pleine rue, juste le temps que la « mini discothèque » passe. Trop cool !

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Sortis du quartier colonial et de ses musées, on a pu découvrir de l’autre côté de la rivière le quartier de Chinatown, avec de très jolies bâtisses aux façades à l’influence chinoise, avec les petites rues encore dans leur jus, témoignage de la richesse passée de la ville. La maison du Baba Nyonya Heritage qui se visite est un véritable petit bijou, ayant appartenu à un riche nyonya : restée dans son jus début 20ème, avec mobilier et objets chinois, mais aussi européens, preuve de réussite sociale à l’époque.

Nous avons bien aimé la visite successive des temples taoïste, bouddhiste, indien et musulman, tous situés à 5 minutes à pied les uns des autres dans une rue surnommée « harmony street » de par cette proximité pleine de tolérance des grandes confessions religieuses. Depuis la terrasse du temple bouddhiste, on pouvait voir en enfilade les toitures en tuiles vernissées du temple chinois en face, puis celle du temple de l’Inde du sud avec toutes ses divinités, et enfin le minaret de la mosquée, dans une atmosphère apaisée.

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Le vendredi soir, la circulation laisse place au marché nocturne, très touristique et bondé, avec les habituelles babioles et souvenirs, nourritures et boissons en tous genres… On a particulièrement apprécié de s’en éloigner un peu pour se poser dans une des traditionnelles maisons des associations à l’invitation des personnes présentes, en pleine soirée karaoké : entre un papi et un jeune véritable fan de la discipline, on a apprécié le show avec les chansons en chinois, des tubes locaux ou de la République Populaire… Zélie était contente, applaudissant à chaque interprétation.

Pour manger, nous avons trouvé un genre de Little India malaccais, avec des boutiques bien indiennes comme on les aime, et un très bon resto indien qui nous servi de cantine avec serveurs et patronne adorables. On a consommé de nombreux roti canaï, que l’on trempait dans des petites sauces plus ou moins épicées, ou un plat à base de riz posé directement sur une grande feuille de bananier, qu’on mangeait avec plaisir avec les doigts. Le robinet n’était pas loin pour aller se rincer énergiquement une fois le repas fini, les doigts jaunis de sauce curry.

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Pour notre dernier jour, nous avons fait une balade sympa sur la rivière qui traverse la ville. Passé Chinatown et le quartier colonial, on tombe plus haut sur un ilot de maisons malaises traditionnelles, dont la Villa Sentosa : deux petits vieux, un frère et sa sœur, y habitent et font visiter leur petite demeure érigée sur pilotis il y a un siècle, avec un intérieur vieillissant assez kitch plein de bibelots d’époque qu’ils ont conservé. Ils voient ainsi défiler chez eux des étrangers de toutes les nationalités depuis une trentaine d’années. On termine la visite en remplissant le livre d’or, enfin le dernier en date qui s’en ira rejoindre les deux piles des autres livres d’or. Tout autour de cet ilot de calme, de grands immeubles en construction viennent projeter leur ombre menaçante, laissant imaginer l’appétit probable des promoteurs pour ce petit coin de paradis (en sursis ?). L’Unesco devrait peut-être songer à classer ce bout de territoire pour le protéger de la spéculation immobilière…

A Malacca, il a (encore) fait très chaud et nous avons bien profité de l’hôtel avec piscine. Jonas a pu travailler sa brasse pour pouvoir devenir un pirate accompli.

La villa Sentosa

La villa Sentosa