La fin du séjour… à la plage !

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Étonnamment, après l’ascension du pic d’Adam, nous avons vécu 3 jours de souffrance, nos pauvres mollets ayant du mal à se remettre des 11000 marches (aller et retour). Malgré de bons massages ayurvédiques, il a fallu du temps pour pouvoir à nouveau descendre des marches de manière naturelle.

Nous sommes repartis de Nuwara Eliya pour notre dernière semaine de périple, en direction des plages du sud-ouest sri lankais. Le trajet de 7 heures de bus – le plus long de notre séjour – s’est bien passé, nous avons traversé la région d’Ella réputée pour ses paysages montagneux, puis sommes redescendus vers les plaines du sud de l’île. Retour donc aux températures caniculaires où il vaut mieux éviter de trainer au soleil de 10 à 15 heures… surtout sur les plages.

Polhena beach

Première étape, la toute petite plage de Polhena, à côté de la ville de Matara, une grande piscine naturelle protégée par une barrière de corail où l’on peut observer en snorkelling des grandes tortues et quelques poissons dont de belles murènes. Les locaux y viennent en masse, puisque c’est le seul endroit de la région où la baignade ne présente aucun risque, les autres plages étant balayées par des vagues parfois impressionnantes.

Notre hébergement, une petite guesthouse de trois chambres, était littéralement au bord de l’eau, nos nuits étaient rythmées par le bruit de la mer. Le lieu est assez sympa, mais c’est un peu mort le soir, avec peu de touristes et d’animation ; par contre, c’est idéal si on veut être tranquille.

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Mirissa

A 10 km de Polhena, la plage très touristique de Mirissa, une des plus réputées de l’île, est une longue bande de sable où on trouve de bonnes vagues, très sympa pour se baigner ou faire du bodysurf. La présence de petits ilôts rajoute du charme à cette belle plage. On y a passé un bon moment.

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Galle

A 1 heure et demi de Polhena en bus, la ville historique de Galle est un vrai petit joyau installé sur une presqu’île entourée de remparts. La zone ainsi délimitée a conservé une atmosphère très 18ème siècle, les grosses maisons hollandaises ont été entretenues et restaurées avec beaucoup de goût. Elles abritent maintenant des hôtels ou des boutiques chics, ce qui fait qu’on peut se balader au milieu des cours intérieures, patios, bassins, tout en faisant son shopping. La ville est très visitée par les groupes scolaires, ce qui met de l’animation au milieu des vieilles pierres.

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Sur la côte alentour, on trouve beaucoup de pêche, dont les fameux pêcheurs traditionnels installés sur des piquets de bois plantés dans l’eau, très photogéniques, les stilt fishermen.

 

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Hikkaduwa

Nous sommes ensuite remontés plus au nord sur la côte – on se rapproche inexorablement de Colombo pour notre départ – pour rejoindre le spot d’Hikkaduwa. C’est un des lieux renommés de l’île pour le surf, encore de grandes plages de sable fin bordées par une myriade de guesthouses, d’hôtels, de restaurants et de boutiques installés entre la plage et la route principale hyper passante. Une ambiance très animée donc, très fréquentée par les Russes et les Allemands. On y a passé deux jours à se prendre de grosses vagues, à faire du bodysurf, du shopping et des bons restos où on a notamment découvert le steack de requin, un délice !

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On trouve aussi un petit spot de snorkelling où des grosses tortues sont quasiment apprivoisées, nourries en continu par les touristes achetant des poignées d’algues et donnant presque la béquée aux mastodontes. C’en est un peu pathétique, on se croirait au cirque, même si c’est sympa de pouvoir les voir ainsi au bord de l’eau.

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Bentota

Depuis Hikkaduwa, 1 heure de bus plein nord et nous voilà rendus à notre dernière étape du voyage, la plage de Bentota, ou plutôt celle d’Induruwa, à 3 km au sud. Si Bentota est un alignement de gros complexes hôteliers aux touristes reclus, donc pas notre tasse de thé (même de Ceylan ;-), la plage d’Induruwa est plus désertée, avec moins d’hôtels. C’est parfait pour se reposer deux petites journées avant de retourner à la vraie vie…

Notre guesthouse familiale avec ses deux chambres est prolongée d’un charmant petit jardin qui aboutit sur une mer un peu tumultueuse, peu adaptée à la baignade ou au surf. Mais cela nous convient pour finir au calme dans une bonne ambiance familiale : avec des bons dîners traditionnels – au menu « rice and curry » accompagné de crevettes – et avec un dernier bon massage ayurvédique pour bien se détendre.

La suite du programme, faire 10000 km en avion, récupérer les enfants avec bonheur, et reprendre le train-train quotidien…

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L’ascension initiatique du pic d’Adam

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Depuis Nuwara Eliya, on n’est pas très loin du nec plus ultra en matière de treck sri lankais : l’ascension de l’Adam’s peak, à 2243 mètres d’altitude, 14 km aller-retour, qui combine le plaisir de monter et redescendre 5500 marches, à celui de devoir faire la queue au milieu des Sri Lankais pour parvenir au sommet !

Bon, présenté comme ça, ça peut paraître un peu ingrat, mais le meilleur reste à venir : l’ascension se fait traditionnellement de nuit, en partant vers les une heure du matin. En effet, c’est la montagne sacrée du pays, haut lieu de pèlerinage pour toutes les religions présentes sur l’île, les bouddhistes comme les hindouistes, Bouddha – ou Shiva – ayant laissé une empreinte de pas au sommet, les chrétiens comme les musulmans, Adam étant débarqué ici, chassé depuis le paradis terrestre… Tout le monde y trouve donc son compte, même les athées venus juste se dégourdir les mollets.

L’arrivée au camp de base, le bourg de Dalhousie, a pris un peu de temps du fait de la présence de bus stationnés sur le bas côté de la route, sur des kilomètres. Des dizaines et des dizaines de bus ayant amené là des milliers de pèlerins pour l’ascension : nous étions en effet venus faire l’ascension pour la nuit de la pleine lune, supposée être le moment où les pèlerins affluent de tout le pays, mais nous nous sommes rendus compte qu’en fait, ils étaient venus en masse pour la nuit précédente. Et, finalement, heureusement pour nous, car nous n’aurions sans doute pas pu atteindre le sommet la veille, avec toute cette foule…

Après quelques heures de sommeil dans une petite guesthouse, nous nous sommes levés à minuit et demie pour partir faire l’ascension. Grand moment de solitude au début, nous étions un peu seuls sur la route faiblement éclairée. Des boutiques de souvenirs partout le long du trajet au début, finissant par se réduire, pour ne finalement laisser que quelques stands offrant boissons et nourriture. Il faut dire que tout est monté à dos d’homme, marche après marche…

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Ces 5500 fichues marches, il a bien fallu les monter, et la pente douce du début s’est progressivement raidie, pour finir presque à la verticale. Les marches étaient très inégales, des très hautes au début, des toutes petites à la fin, faisant bien travailler les jambes ; cela dit, ça ne présentait pas de réelle difficulté, il fallait juste prendre son temps et faire des pauses. Plus on avançait et plus on rencontrait de Sri Lankais, beaucoup de familles redescendant la montagne avec des enfants endormis dans les bras, des grands-parents avançant péniblement soutenus par des plus jeunes, il fallait pas mal de courage et de motivation… En montant, le froid se faisait plus sentir, avec du vent et des températures ayant descendu bien bas; pour nous, bien couverts, ça pouvait aller, mais pour des Sri Lankais habitués à des températures chaudes, vous pouvez imaginer le choc thermique : ceux qui n’avaient pas prévu assez de protection grelottaient littéralement.

L’arrivée finale a pris du temps, un vrai bouchon s’étant formé sur les dernières centaines de marches, les voies encombrées de gens à l’arrêt se reposant, certains dormant même tant bien que mal sous des couvertures en attendant l’aube. Sur la plateforme au sommet du pic, un temple bouddhiste accueille les pèlerins. Arrivés là vers les 4 heures, comme nous étions un peu en avance sur l’aube, nous nous sommes réfugiés dans une petite salle sur le côté du temple, où des Sri Lankais dormaient entassés à même le sol ; nous avons trouvé une petite place pour nous reposer une heure, puis nous sommes allé guetter le lever du soleil.

Il a mis longtemps à venir, mais c’était un peu l’aboutissement d’une longue nuit, et nous avons pu voir apparaître le jour progressivement. De l’autre côté de la montagne a fini par se dessiner l’ombre du pic en forme de triangle, assez spectaculaire et vénéré par les bouddhistes comme signe divin, assez furtif puisque observable seulement une vingtaine de minutes…

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Ce pic, on l’a donc bien monté, même si par moment, la fatigue, des maux de crâne, ou le doute sur l’utilité de faire ça ont pu se faire sentir. La descente a été évidemment beaucoup plus rapide, le jour et le soleil revenus, les températures remontées au cric, on est arrivés en bas en t-shirt et bien crevés, mais fiers de nous.

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Une bonne douche, et nous sommes repartis vers Nuwara Eliya, en profitant du passage du bus par la ville d’Hatton pour récupérer le train Kandy-Nuwara précédemment raté : cette fois-ci, il y avait de la place, et nous avons quand même pu faire le tronçon le plus joli du trajet au milieu des plantations de théiers, une belle revanche pour nous !

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Ceylan, une affaire de thé

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Passer de 500 à 1900 mètres d’altitude n’aura pas été simple. Notre train pour Nuwara Eliya, notre prochaine destination, nous a posé un lapin. Bien arrivé et presque à l’heure en gare de Kandy, il a juste eu la particularité d’être plein. Et quand on dit plein, on veut dire qu’il était tellement plein qu’on a réussi à rentrer dedans, mais qu’on a préféré en redescendre ; car nous n’aurions même pas eu la place de s’asseoir sur nos sacs comme précédemment, les gens étant entassés debout comme dans une boite de sardines. Comme il s’agissait DU trajet à faire au Sri Lanka, passant au milieu des plantations de thé, on s’est dit que passer debout 5 heures à ne rien voir risquait de nous énerver… En fait, comme on était un samedi, les Sri Lankais avaient pris les trains d’assaut pour monter en altitude pour le week-end, tant pis pour nous.

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On est donc partis prendre un bus qui nous a amené à Nuwara Eliya en deux heures et demi. C’est la ville la plus haute du Sri Lanka, créée de toutes pièces par les Anglais (encore eux) pour fuir la chaleur des littoraux. Elle nous a beaucoup plu pour son charme désuet, et… pour sa Fraicheur !

Il est drôle de voir des Sri Lankais de tous âges se balader en t-shirt léger, mais avec un gros bonnet sur la tête, et ce en pleine journée, alors qu’il fait bien chaud quand même.

La ville est agréable à visiter à pied, si l’on fait encore une fois abstraction des pots d’échappement aux fumées nauséabondes. Le golf à l’anglaise, le champ de course à l’anglaise, les clubs et hôtels chics à l’anglaise sont entourés d’un très beau paysage de collines verdoyantes. Et tout autour, la région des meilleurs thés du Sri Lanka et le potager du pays.

P1140185Les paysages de champs de théiers innombrables sont à couper le souffle, des panneaux vous rappellent sur chaque colline le nom du propriétaire des lieux, et on peut se balader dans les plantations et visiter les usines de transformation du thé, en goûtant le produit fini. Le plus mégalo est la firme Mackwoods, qui semble posséder la moitié des champs entre Kandy et Nuwara Eliya. Ils ont même copié le graphisme du sigle de la colline d’Hollywood pour habiller celle en face de leur usine. Il est vrai qu’il y a une petite proximité entre les deux noms, et que leur thé est considéré comme l’un des meilleurs…

C’est d’ailleurs là qu’on a pu voir les cueilleuses les plus authentiques du Sri Lanka, sous la forme d’un authentique groupe de touristes ayant enfilé la « tenue » des plukkers, venus là pour jouer à la cueillette. Quand on sait que les vraies font un travail fatiguant et mal rémunéré, on peut trouver ça un peu décalé…

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L’eau est très présente dans ces montagnes, et nous offre parfois de belles cascades, à l’instar de celle de Ramboda, où nous avons pu nous rafraichir avec beaucoup de plaisir.

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Un des plus beaux jardins du monde…

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Le climat de la région de Kandy est propice à l’exubérance de la végétation.
On y trouve donc logiquement un des jardins botaniques les plus célèbres du monde, créé par les britanniques (à partir d’un ancien jardin d’une résidence royale) lors de leur passage prolongé dans l’île.

Nous avons adoré nous y balader, des arbres incroyables, énooormes, magnifiques, étonnants… bref, on manque de qualificatifs pour parvenir à expliquer à quel point c’est un endroit qui ne laisse pas indifférent.

 

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C’est un écrin idéal pour les amoureux qui viennent se cacher au milieu des mastodontes, avant de revenir un peu plus tard s’exposer à la vue de tous et faire leurs photos de mariage.

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Kandy… la sucrée

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Deux petits trajets de bus depuis Sygiriya, et nous voici rendus à la dernière capitale des rois cingalais avant l’arrivée des Anglais…

 

Il faut quand même dire ici que l’arrivée sur la deuxième ville du pays a été un peu laborieuse, à cause d’une circulation d’enfer ! Comme elle est « perchée » à 500 mètres d’altitude, on se retrouve dans une zone de hautes collines qui laissent un espace restreint pour des voies de communications de plus en plus empruntées… embouteillages assurés.

Si l’on fait donc abstraction des giclées de fumées noires provenant des nombreux bus hors d’âge qui piquent un peu à la gorge, le centre ville est assez agréable à visiter à pied, à la cool, disposé autour d’un joli petit lac. Il y a ici une certaine douceur de vivre, et la fraicheur relative nous change des plaines caloriques du triangle culturel…

Construit au bord du lac, le temple de la dent du Bouddha en fait aussi le centre religieux de l’île, puisqu’il abrite… une dent du Bouddha. Enfin, présumée comme telle. La visite vous propose un mélange assez incongru de pèlerins avides de voir le reliquaire contenant la dent, et de touristes avides de prendre ces mêmes pèlerins en photo.

Pour le reste, on a passé pas mal de temps à faire les boutiques. On a trouvé pas mal de fringues « à l’occidentale », mais on a recherché en vain des tenues indiennes traditionnelles pour une amie; au Sri Lanka les femmes sont surtout habillées en jupe et chemisier t-shirt, quand ce n’est pas en pantalon; celles qui sont en sari le portent de façon différente qu’en Inde, c’est le pliage à la « kandy style ». C’est fou ce qu’on peut faire avec 6 mètres de tissu… Les hommes sont en pantalon et chemise, et les plus pauvres/ou les anciens encore fidèles à la tradition/ en lungi, une sorte de paréo épais fermé. Enfin, les écoliers portent des uniformes (surtout) blancs avec les écussons de leurs écoles…

Pour l’artisanat, on trouve assez peu de choses, si ce n’est les masques traditionnels en bois, assez impressionnants. (il y en avait surtout dans les boutiques autour de Sigiriya, avec des vrais prix pour touristes…)

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Un des petits plaisirs quotidiens, depuis notre arrivée au Sri Lanka, consiste à se gaver de jus de fruit frais. Si la saison des mangues n’a pas encore démarré, il nous reste les bananes fifi, papayes, pastèques, ananas, fruits de la passion, et autres bizarretés locales comme la pomme de bois au jus sirupeux (wood apple) ou le amla, ressemblant à du raisin dont le jus est hyper astringent… Les tests de nouveaux fruits peuvent être de véritables épreuves pour les papilles.

On a même trouvé des fraises, photo à l’appui. Sinon, on trouve aussi à chaque coin de rue des vendeurs de noix de coco, petite machette à la main, prêts à vous l’ouvrir et à vous dévoiler son jus délicieux pour la modique somme de 50 roupies, 30 centimes d’euros. La « king coconut » du Sri Lanka est soit remplie de jus, ou alors de jus et de pulpe : une fois le jus bu, le vendeur vous la recoupe alors en deux pour aller gratter la pulpe nourricière. Un fruit incomparable !

 

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Photos triangle culturel

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Ascension du site de Mihintale sous les frangipaniers

Ascension du site de Mihintale sous les frangipaniers

 

Vue du luc de Polonnaruwa

Vue du luc de Polonnaruwa

 

Lankatilaka de Polonnaruwa

Lankatilaka de Polonnaruwa

Rankot Vihara de Polonnaruwa

Rankot Vihara de Polonnaruwa

 

Vatadage de Medirigiriya

Vatadage de Medirigiriya

 

petite pause sur le site de Medirigiriya

petite pause sur le site de Medirigiriya

 

pause noix de coco à Medirigiriya

pause noix de coco à Medirigiriya

 

Jardins de Sigiriya

Jardins de Sigiriya

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Ascension du rocher de Sigiriya

Ascension du rocher de Sigiriya

 

Sanctuaire Bouddhiste de Dambulla

Sanctuaire Bouddhiste de Dambulla

 

Colline de Dambulla

Colline de Dambulla

 

Temple de la dent de Bouddha à kandy

Temple de la dent de Bouddha à kandy

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Sur les marches du « rocher au lion »

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Sigiriya, l’incontournable…

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Avant d’aller sur LE spot du Sri Lanka, en quittant Polonnaruwa, nous sommes passés par le joli site de Medirigiriya. Les gens de la guesthouse nous avaient déconseillé d’y aller en bus, compliqué et long selon eux. Nous avons voulu relever le défi, et deux bus plus tard, nous voici parvenus sur place, rien de compliqué en fait, comme d’habitude, les Sri Lankais nous renseignent bien…

Un site un peu perdu dans la campagne, à l’écart des itinéraires touristiques balisés, mais très sympa à visiter.

 

Au moment de repartir, nous avons eu droit à notre première ondée. Et c’était parti pour quelques jours de pluies intermittentes, ce qui aura eu le mérite de rafraichir un peu l’atmosphère. Deux bus à nouveau, une belle glissade de Jordane en sac à dos et tong sur un sol en béton glissant, et nous sommes enfin arrivés à Sigiriya. Après la traversée d’un chemin boueux, nous avons découvert notre nouvelle guesthouse, proche du rocher, mais assez décevante par-rapport à ce qu’on en attendait du descriptif du site de réservation Agoda : les 22 m2 de la chambre étaient en fait 12, pas de fenêtre, pas d’eau chaude, mais la clim quand même bien là. Ce sont des choses qui peuvent arriver quand on réserve ses hébergements à l’avance sur internet…

Donc depuis notre pire chambre du voyage (il faut bien qu’il y en ait une), nous avons pu partir à l’assaut du rocher de Sigiriya et de son palais-forteresse perché à 200 mètres de haut. Bien décidés à éviter la chaleur et la cohue des innombrables touristes qui déboulent par cars entiers chaque jour pour visiter la tour eiffel sri lankaise, nous avons décidé de venir à l’ouverture. Arrivés à 6h50 à la billetterie, nous n’étions pas les premiers touristes, une dizaine faisant déjà la queue ! C’était pour le moins annonciateur des foules à venir…

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Après la traversée des jardins au pas de course, nous avons entamé la grimpette des 1200 marches, pour aller d’abord voir les fresques des demoiselles de Sigiriya, les magnifiques mona lisa sri lankaises, peintes il y a 1600 ans dans une cavité de la roche et très bien conservées depuis, car bien abritées des éléments et des flashs des touristes… Pas de photos autorisées, donc, allez voir sur internet leurs poitrines voluptueuses qui valent le détour.

La montée finale à partir des belles pattes de lion – la gueule de celui-ci par laquelle on passait à l’origine ayant disparu depuis longtemps – est déconseillée aux personnes sujettes au vertige. Les escaliers métalliques étroits servent en effet à monter et à descendre, un seul chemin qui sera rapidement saturé de touristes à la queue leu leu dès 9 heures du matin, au moment de notre départ du sommet. Là haut, il ne reste plus grand chose de la forteresse, c’est surtout la vue qui est intéressante, et on en profite pour se reposer de la montée quand même un peu fatigante.

Redescendus en bas, on a fini de se balader dans les jardins, de visiter le musée, bien contents d’être venus si tôt…

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A une vingtaine de kilomètres de Sigiriya, nous sommes aussi partis voir Dambulla et son étonnant sanctuaire bouddhiste installé dans des grottes il y a plus de 2000 ans : des grands bouddhas couchés, pleins d’autres debout ou assis, une atmosphère un peu mystique qui nous a bien plu. En repartant, Hervé a du se battre avec un gros singe pour ne pas se faire voler le paquet de fingers sri lankais qu’il avait sorti pour répondre à une demande pressante de Jordane. L’animal avait visiblement l’habitude de se servir à sa guise, ne semblait pas du tout apeuré par les cris et les gestes brusques d’Hervé, il a fini par lâcher l’affaire, de guerre lasse. Sympathique moment de stress où on craint de choper la rage en se faisant mordre ou griffer, ou alors piquer son sac avec l’appareil photo, le guide du routard, le pognon, etc… tout ça pour un bout de gâteau.

Merci Jordane !

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