Les gorges de Taroko

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On a donc repris la route depuis les 750 mètres d’altitude du Sun Moon Lake pour monter à plus de 3000. Les routes sont ici bien entretenues et bien conçues, et si on voit souvent depuis qu’on est en montagne des zones en travaux de consolidation des parois, on se sent en sécurité et les montées sont suffisamment progressives pour ne pas faire peiner notre petit moteur. On en a même vu qui montaient en Maserati…

A mi-chemin, on a traversé un kitchissime village d’altitude aux maisons de style anglo-normand/autrichien/moyen-ageux, une vision étonnante et décalée en pleine ascension.

On est passé d’une végétation très dense de forêt tropicale à des paysages d’herbes rases et drues, pour pouvoir tenir le coup à de telles altitudes. Et pas de neige ici, vu nos latitudes… Il faisait beau, on se serait cru en juin dans les Alpes.

On a enfin atteint les sommets du mont Hehuanshan, qui culmine à 3422 m. On a fait une petite balade pour atteindre un mini-sommet à 3250, avec une vue à 360° sur les autres sommets de la région.

Puis on a commencé notre redescente rapide vers les 800 m, pour aller retrouver le départ de la balade des gorges de Taroko. On a quand même été bloqués deux fois par des travaux en cours, sans savoir si ça allait durer longtemps, avec un petit moment d’inquiétude : si la route avait été impraticable et qu’on avait du rebrousser chemin, il aurait fallu faire 7 heures de route en sens inverse pour aller retrouver les gorges à l’autre bout… Mais rien de grave, en fait, et on a enfin rejoint le départ des gorges.

On est d’abord descendu de la route voir une source chaude qui affleure au bord du torrent, avec un court moment de baignade dans une eau brûlante, sans doute au-dessus de 50°, difficile de tenir dedans très longtemps…

Si on avait été relativement épargnés jusque-là par le tourisme de masse, c’était bien terminé : plus on avançait dans les gorges, plus on rencontrait des cars et des cars de touristes… Mais ça ne nous a pas empêchés de profiter des vues à couper le souffle sur les flancs en marbre des gorges sculptés par les millénaires d’érosion de l’eau. La route serpente au fond des gorges, quelques dizaines de mètres au-dessus de la rivière, et elle a été littéralement taillée dans la roche dans les parties les plus étroites. C’est vraiment très beau.

Quelques temples chinois ou des ponts de singe viennent compléter le tableau pour rendre le tout vraiment exceptionnel.

Bon, des gros travaux d’infrastructures en cours avec tunnels, ponts et nouvelles grosses routes laissent à penser que le charme discret des gorges tend à se massifier de tourisme de plus en plus…

A l’arrivée au bout des gorges, on a enfin découvert l’océan Pacifique, la traversée de l’île d’ouest en est était terminée.

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Le road-trip dans le centre de l’île

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Après deux jours passés à s’acclimater à ce nouveau pays dans la capitale, nous voilà donc prêts à partir visiter le reste de l’île.

Si les transports en commun sont ici assez bien développés, on a quand même préféré louer une voiture, plus simple pour aller rapidement où on veut (merci le GPS), pour pouvoir s’arrêter à tout moment, pour stocker nos affaires, pour gérer les gamins, etc… Avec une bonne Toyota Vios à boite auto, nous allons pouvoir traverser l’île du nord au centre, puis d’ouest en est, pour remonter enfin au nord… et c’est parti !

 

Direction la station d’altitude d’Alishan et ses fameux cerisiers en fleurs, on est en pleine période de floraison. Trois heures d’autoroute peu intéressantes pour arriver à Chyayi, petite ville au bas des montagnes dans laquelle on visite un beau temple, on fait nos courses dans le marché local… c’est toujours sympa de se balader dans ces endroits totalement à-touristiques où on peut mieux rencontrer des locaux non « formatés » vis-à-vis de nous touristes. Le temps était agréable, ensoleillé, idéal pour reprendre la route de montagne pour rejoindre Alishan à 2500 m, en partant de presque 0. Mais vous allez voir que ça n’a pas duré.

 

 

 

On s’est d’abord arrêtés dans un village où la fête battait son plein dans le temple taoïste, avec pétards et feux d’artifices à profusion, tambours, déguisements en tous genres, un plaisir pour les yeux (un peu moins pour les oreilles…), les enfants ont adoré.

Mais on a du repartir, car on avait encore de la route… Et plus on montait, et plus ça se couvrait. Et plus ça se couvrait de brouillard… Et pas du léger, mais du brouillard à couper au couteau, par moments on n’y voyait pas à 3 mètres, tout ça sur de la route de montagne avec des voitures et des cars en grand nombre descendant en sens inverse. L’horreur totale. Heureusement ça a fini par s’arrêter, pour laisser la place à la pluie. Enfin d’abord de la petite pluie, puis de la grosse pluie, puis des trombes d’eau, puis un déluge d’eau, pour enfin arriver à Alishan avant la tombée de la nuit. Une ascension un peu fatigante pour les nerfs… Hervé a regretté son ennuyeuse autoroute du matin. Les deux heures de routes se sont transformées en trois…

Et heureusement qu’on y est monté un dimanche, quand tout le monde en redescendait, et qu’on avait –relativement- peu de circulation dans notre sens. La plupart des Taïwanais ne sont pas à l’aise sur ces routes de montagne, roulent assez lentement (à fortiori au milieu d’éléments déchaînés), et Hervé s’est vite adapté à la conduite locale…

La pluie a heureusement déserté le « National scenic area » d’Alishan le lendemain, pour nous offrir une superbe matinée à découvrir la forêt et ses cerisiers en fleurs, mais surtout les incroyables et énooormes cyprès rouges qu’elle recèle, dont les plus vieux sont âgés de plus de deux mille ans !

C’était juste bluffant, une super balade au milieu de ces vénérables géants à travers des sentiers balisés, aménagés de passerelles en bois, sécurisés… bien loin de nos standards français du sentier de randonnée « vierge », mais quand même logique dans une idée écolo de protection des sols, vu le grand nombre de visiteurs… Un train sur d’ancienne voies japonaises de débardage de la forêt permet même de faire la balade sans se fatiguer.

 

Nous sommes repartis ensuite pour trois heures de route vers l’autre célébrité du centre de l’île, le Sun Moon Lake : un lac magnifique entouré de petites montagnes verdoyantes où on est resté deux jours, avec assez peu de touristes puisqu’en milieu de semaine.

On a bien aimé l’incontournable balade en bateau sur le lac, permettant de visiter deux endroits situés à l’opposé de notre port d’attache.

Le lendemain, nous avons « fait relâche » en nous offrant une journée au Formosan Aboriginal Culture Village. Il s’agit en fait d’un concept double, où il a été installé un parc d’attraction avec manèges à sensations à gogo… et un village traditionnel aborigène avec reconstitution des anciens habitats des différentes tribus de l’île. On a donc joint le culturel à l’agréable, en enchaînant les manèges toute la journée, avec quasiment pas d’attente, comme on était mardi… trop cool. La pause repas du midi s’est faite dans les deux téléphériques ultra-modernes qui passent au-dessus du village aborigène et des montagne environnantes, suivie d’une balade très sympa dans le village, où on a notamment pu tester la toupie taïwanaise, au style assez original et difficile; on en a acheté deux pour s’exercer de retour en France. On a ensuite repris nos activités à sensation jusqu’à la fermeture du parc… Une journée que les enfants n’oublieront pas de sitôt.

 

 

 

Mais il faut déjà reprendre la route plein est pour aller découvrir les sommets de l’île et les incontournables gorges de Taroko, la destination touristique la plus prisée de l’île.

A la découverte de Taipei…

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Taïwan donc… une île grande comme la moitié de l’Irlande, mais pas avec le même climat, puisqu’évoluant plutôt entre tropical et subtropical, soumise une partie de l’année à la mousson et aux typhons. L’ancienne Formose quasi inhabitée des Portugais a été depuis bien colonisée par les chinois, avec quelques restes de tribus aborigènes.

La capitale Taipei est située dans les plaines proches de la mer, le centre de l’île étant fortement montagneux. Un genre de Corse d’Asie, en somme… La ville nous apparaît d’un abord assez moderne, après un Cambodge resté très rustique. Mais lorsque notre taxi nous a déposé au bord d’une petite ruelle de 1m50 de large pour trouver notre hôtel, on s’est rendu compte qu’il y reste quand même des spécificités asiatiques locales. On est dans le quartier ultra-branché de Ximending, proche de la gare centrale, avec rues piétonnières, boutiques et stands de nourriture à gogo…et nos petites ruelles un peu partout ; un peu entre les Halles et les Champs-Élysées.

 

En plus, on est arrivé juste pour la fête des lanternes, avec un mix entre le carnaval de Rio et une parade militaire sur un grand boulevard: ambiance assurée ! Le chien était à l’honneur, nouvel an chinois oblige, et ça tombe bien pour les Taïwanais, qui raffolent de ces petites bêtes, et adorent les promener en habits, porte-bébé, et surtout en poussettes… c’est du délire. On retrouve des trucs de Chine, du côté de tout ce qui est nourriture, qu’ils adorent ; et du Japon, du côté de tout ce qui est loisirs et achats, peluches, colifichets, jeux en tous genres… Hello Kitty est un peu à l’image du pays, sous cet aspect.

Tout le monde en ville est hyper-connecté, téléphone portable en main en permanence, pianotant en même temps que leurs autres activités.

Mais quand on visite la ville, on trouve partout des temples traditionnels avec des célébrations et de la ferveur taoïste/bouddhiste, ici le mélange est accepté. On a vu au nord le temple de Confucius et celui de Bao An juste à côté, avant d’aller dans le « parc de le Villette » local, avec espaces verts, musée d’art moderne… un peu décevant côté musée, puisque fermé.

Et le lendemain, rebelote au sud de la ville, avec le temple très animé de Longshan, puis le joli jardin botanique et le musée national du palais, presque fermé, toutes les superbes collections (ramenées de Chine lors de la guerre civile) provisoirement invisibles. Décidément…

L’immense esplanade du mémorial de Tchang Kai Tchek est bien un monument à la chinoise, monumental et légèrement mégalomaniaque.

Assez polluée, la ville est souvent dans une purée de pois, avec la tour 101, symbole de la ville, prenant un aspect fantomatique.

Les enfants sont contents de découvrir cette ville pleine de stimulations, le seul bémol étant la nourriture. Après 15 jours au Cambodge d’excellents mets bien adaptés à nos palais, le retour à la réalité chinoise a sonné comme une douche froide : les stands bondés où on fait la queue pour découvrir la spécialité locale renommée, qui s’avère être une soupe de nouilles dans une sauce grasse plutôt écoeurante où surnagent des morceaux ressemblant à du calamar, mais qui s’avèreront être plutôt des morceaux de boyaux d’animaux…nous laissent avec un ressenti plutôt mitigé. Zélie reste celle de nous 5 qui mange de tout, du moment qu’elle a faim ; ou le bonheur d’être encore trop jeune pour trop se poser de questions…

On a retrouvé avec bonheur des sushis à la japonaise, et les triangles de riz fourrés qui nous avaient déjà bien dépannés avec les enfants lors de notre séjour en Corée… On a quand même réussi par la suite à mieux s’adapter aux réalités locales et à trouver des choses convenant à toute la famille.

 

 

 

 

 

La douceur du sud

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Allez, il nous reste une dernière journée sur le « continent », avant de rejoindre notre île de rêve…

Direction Kep et Kampot, pour goûter de bons fruits de mer et le fameux poivre local !

On a d’abord visité une petite grotte à flanc de colline, encore une belle vue sur la plaine cambodgienne…

Puis on a fait une visite commentée très intéressante de la plantation de poivre de Sothy’s farm : un bon produit bio de qualité, cultivé dans le respect de l’environnement local. Une exception dans les plantations locales, même si nombre d’entre elles se targuent de faire du bio et de l’éco-tourisme… le marketing a de l’avenir ici aussi.

La cuisine locale avec du poivre vert frais est très originale, l’arôme fruité de l’épice frais est délicieux. On en a dégusté à un bon resto de plage à côté du marché aux crabes de Kep, anciennement Kep-sur-mer. Nous sommes en effet arrivés au bord de la mer, et les enfants ont apprécié une bonne trempette et un moment agréable sur la belle petite plage entourée de collines verdoyantes.

Arrivés l’après-midi à Kampot, on a bien profité de la piscine naturelle non traitée de notre hôtel néo-baba-cool, qui proposait des logements écolos de diverses formes et tailles.

Parés pour le dernier bout de route en compagnie de Vibol et son minivan… Les enfants se sont bien habitués, mais il faut rejoindre Sihanoukville pour prendre le bateau : direction Koh Rong et sa plage intimiste de Coconut beach.

Après une traversée agréable de 45 minutes, on trouve un grand bungalow sympa sur deux niveaux, tout vitré avec une belle vue sur la mer, où on va passer 4 jours de détente, nage, plage, et petit resto paillotte aux chaises rondes à gros coussins accueillants. Bouées, Volley-ball, lecture, devoirs pour les enfants, noix de coco à gogo, trop dure la vie…

Seuls quelques moustiques importuns nous laisseront de petits souvenirs acerbes.

Avec trois restos et quelques bungalows bien cachés dans les arbres, on est dans un décor de carte postale. Le ponton de la plage nous sert de plongeoir, toute la famille y passe à tour de rôle. Que du bonheur…

Mais bon, tout a une fin, et on doit déjà rentrer à Phnom Penh, l’avion est pour demain… mais pas encore pour Paris !

On va d’abord faire une petite halte de 9 jours à Taïwan.

La visite de deux pays coup sur coup, et aussi différents que ces deux-là, ça promet d’être très sympa…

Cap au sud !

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Repassé Phnom Penh, nous rencontrons des paysages beaucoup plus verts qu’auparavant. Le sud du pays bénéficie sans doute d’un climat plus humide et c’est là qu’on commence à voir de nombreuses rizières, même au plus fort de la saison sèche actuelle… Dans le début de notre périple, malgré la présence massive du Tonle Sap dans le centre du pays (plus gros lac d’Asie), les paysages étaient beaucoup plus secs.

On remarque aussi d’importantes usines textiles sur le bord de la « route nationale 3 », qui correspond d’ailleurs plutôt à une départementale française, mais avec parfois les gros camions comme sur l’A6…

Jonas porte maintenant son cadeau d’anniversaire, un superbe ensemble de short + maillot Adidas de foot estampillé du Real Madrid ; c’est d’ailleurs la mode au Cambodge, tout le monde en porte… sans doute produit dans une de ces grosses usines devant lesquelles on passe. Prix local garanti hyper concurrentiel… mais malheureusement du aux conditions de travail lamentables des ouvriers du textile. On imagine les marges des grandes marques dans les pays riches…

On trouve de nombreux petits lacs dans le sud, proches du Mékong, prémices du delta du fleuve qui va aller se jeter en Mer de Chine. On s’arrête au bord du Tonle Bati pour visiter un joli petit temple encore « en activité » : sans touristes, l’atmosphère y est différente de ce qu’on a trouvé ailleurs…

Après, grand moment de détente et de plaisir au bord du lac ! De sympathiques paillottes sur l’eau, où les Cambodgiens viennent le dimanche, nous attendent : presque personne puisqu’on est en semaine, on en profite pour déjeuner tranquillement et se rafraichir un peu.

Les vendeuses ambulantes en canoés viennent directement vendre leurs produits au bord des paillottes, mais comme nous avions déjà commandé nos plats, nous n’avons malheureusement pas pu goûter les grosses blattes et autres vers de farine proposés. Quelle occasion manquée !

Puis visite du Phnom Chisor, notre dernier temple sur la liste ! En haut d’une colline, une grimpette de 500 marches pour profiter d’un beau panorama sur la région. Le temple lui-même se trouvant en assez mauvais état, le lieu sert plutôt aux couples d’ados qui recherchent un peu de tranquillité…

Une drôle de surprise nous attendait ensuite avec la chambre d’hôtel que nous avions réservé sur Booking : un bungalow construit au milieu d’une ferme, plus destiné en fait à une clientèle de locaux, un peu éloigné de nos standards occidentaux à première vue. La propriétaire a voulu nous faire visiter d’abord, inquiète que le standing ne nous convienne pas… En fait, on y aura passé une très bonne nuit.

Un bon dîner dans la ville proche et la découverte d’un circuit de mini-motos électriques a fini de combler les enfants, Zélie nous ayant bluffé par sa grande témérité sur des engins roulant à vive allure pour son âge, réussissant même à doubler son frère…

Angkor encore…

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Nous n’avions pas prévu de retourner voir les temples principaux d’Angkor, mais il s’est trouvé que les autres temples que nous voulions faire ce jour étaient inclus dans la zone couverte par le billet à 37 $ (par jour) comprenant donc tous les temples environnants…

N’ayant pas d’autre choix que de se payer « la totale », nous avons donc décidé de commencer notre journée par le (grand) plaisir de revoir Ta Phrom et Bayon, deux temples emblématiques d’Angkor (avec Angkor Thom).

Un mal (financier) pour un bien (pour les yeux).

Etonnamment, nos souvenirs visuels de ces temples visités il y a 5 ans ne correspondaient plus vraiment à la réalité du terrain. Le cerveau choisit de mémoriser certains aspects et d’en évacuer d’autres…

Ta Phrom était à cet égard beaucoup moins étendu dans nos souvenirs. C’est encore une succession de temples « à la Khmer », mais leur envahissement par d’incroyables fromagers (les arbres…) les a rendu hors normes, et particulièrement appréciés, grâce à l’étonnante imbrication des racines des arbres à travers les pierres des temples, ou quand l’organique se mélange au minéral…

Puis Bayon et ses têtes de Bouddha regardant dans les 4 directions, multipliés à l’infini (ou presque)… Une incroyable architecture qui a traversé le temps et l’oubli de quelques siècles pour parvenir jusqu’à nous. Quelle chance !

On a eu droit en haut du temple au petit Français de l’âge de Mahaut perdu au milieu de la foule, que nous avons aidé à retrouver ses parents, qui eux le cherchaient en bas… Pour une fois que ce n’est pas nous qui paniquons d’en avoir perdu un… La densité des touristes à cet endroit étant à son apogée. C’est aussi ça la magie d’Angkor!

Puis nous sommes partis faire notre itinéraire initialement prévu avec le Bantei Srei, un beau temple entouré de rizières.

Enfin, nous avons la riche idée d’aller voir Kbal Spean, la « rivière au 1000 lingams ». 4 km de marche aller-retour dans la jungle sous le cagnard pour aller trouver une rivière presque à sec et 3 statues taillés dans la roche, ça ne valait peut-être pas le coup de risquer l’insolation… L’autre site proche et plus intéressant de Phnom Kulen étant lui hors du billet à 37 $, on a décidé d’économiser les 40 $ que ça nous aurait coûté en plus. Oui, ça finit par revenir un peu cher en visites, le Cambodge, tout en sachant que les enfants ne payent pas avant 12 ans…

Au fait, c’était les 8 ans de Jonas, et il a eu droit à la journée la plus dense en matière de temples… Encore heureux qu’on ait fait tout ça en minivan climatisé, et pas en tuk-tuk comme la plupart des autres touristes… voire en vélo comme on a pu voir certains occidentaux un peu malades s’y risquer.

On a repris ensuite la direction de Phnom Penh, car nous nous dirigeons maintenant vers le sud du pays et les îles où nous devons terminer notre périple…

Encore des temples…

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Direction Siem Reap, la capitale du tourisme cambodgien !

On doit passer par les temples de Koh Ker et Beng Mealea avant de la rejoindre, et on ne sera pas déçus.

Koh Ker est une étonnante pyramide khmer, dont on peut atteindre le sommet en empruntant des escaliers de bois installés à cet effet ; les marches en pierre d’origine sont en trop mauvais état pour imaginer passer par là, et ç’aurait été dommage de ne pas profiter de la vue sur la plaine à 360°. Il fait encore bien chaud…

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Puis Beng Mealea, décrit comme une « expérience à la Indiana Jones ». En effet, si l’on fait abstraction des fort nombreux touristes présents sur les lieux (nous rappelant que nous nous rapprochons dangereusement de Siem Reap et Angkor), c’est un très beau dédale de temples au milieu de la végétation, dans lesquels on chemine un peu en hauteur sur des passerelles de bois qui les traversent en serpentant entre ceux qui sont effondrés et ceux qui sont encore debout. Une belle balade qui aura plu aux enfants.

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Après de nombreuses mises en garde de leurs parents contre les dangers d’insectes en tous genres tapis sous les feuilles ou dans les coins sombres des temples, nous avons enfin eu notre premier frisson avec la découverte par Mahaut d’un petit serpent à tête bleue et cou jaune, assez vif dans ses déplacements, un peu trop à notre goût. Nous n’avons pas cherché à prolonger la rencontre plus avant, n’étant pas herpétologues… Cerise sur le gâteau, elle nous a découvert plus tard un phasme géant, grand comme une main d’adulte. Bon, il était un peu décédé, mais son enveloppe corporelle était intacte, même si consciencieusement vidée par d’autres insectes. Depuis, les enfants sont étonnamment plus à l’écoute des mises en garde parentales. Comme quoi, tout arrive.

Retour enfin à la civilisation moderne, Siem Reap ! Son quartier touristique regorgeant de restos attrappe-gogos pour anglo-saxons, de boutiques de souvenirs d’Angkor made in China (et quelques uns du coin, pour notre plaisir de Français exigeants), de massages discounts et de tuk-tuks entreprenants. Quel bonheur… Bon, on a quand même passé une bonne soirée avec un excellent resto sorti du guide du routard et un court (mais bon) massage des pieds pour toute la famille. Parés pour la suite…

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